Voyager sans préjugés

Je suis partie au Japon comme on part faire ses courses : avec une liste de choses à voir, mais sans grande attente.

Il faut dire que la Chine, l’un des plus grands pays du monde, m’avait régalé pendant 5 bons mois… Et que l’exotisme du voyage faisait partie de mon quotidien. Et pourtant, une fois la douane franchie, je me suis prise l’une des plus belles claques de ma vie. Bienvenue au paradis, j’ai nommé : le JAPON !

Déjà Tokyo. Tokyo ? Si on m’avait dit un jour que j’irais à Tokyo… Alors ça, je ne m’y attendais pas. Et puis, des humains polis, beaux, éduqués, discrets, élégants (qui ne poussent pas dans le métro). Des toilettes chauffées. Une ville qui s’étend à perte de vue, mais qui semble s’arrêter au pied du Mont Fuji. Le Japon, ça m’a pris au trippes, si bien que je m’y suis sentie chez moi dès le premier jour. Le premier jour de deux supers semaines que j’ai pu vivre au rythme nippon. Un bonheur sans nom !

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J’ai mis quelques très longs mois (allez je l’avoue, presqu’un an) avant de publier ces quelques articles pré-écrit lors de mon voyage au Japon, qui s’est déroulé en janvier 2018. Mais pas un mois ne s’est écoulé sans que je ne pense à ce si doux voyage. J’espère que ces articles vous plairont, et qu’ils vont retranscriront la beauté et la paix de ce pays.

Anne-Sophie Ply

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Une page blanche

Texte écrit dans le cadre d’un cours de Sens et écriture, sur le thème de la page blanche. 2018.

Il était presque minuit, mon cerveau engourdit de fatigue ne trouvait pas l’inspiration devant cette si vaste page blanche : vide de mots, vide de sens, mais d’une beauté déconcertante. De sa clarté neutre, la page devant moi devenait de plus en plus glaciale formant une paroi de verre qu’il m’était impossible de briser de ma si douce plume. Sous la pression du temps qui passe, mon bras qui si souvent tremblait, tout à coup se paralysa. Pourtant je devais écrire : un mot, un vers, une phrase… Mais rien, non rien ne me venait. L’angoisse de ce vide qui m’emportait me fila la chair de poule. Moi, qui n’avais jamais été à court d’inspiration, je vivais le pire syndrome qu’il soit. Le syndrome de l’oubli courait dans mes pensées, comme sur mon corps, et entachait ma liberté d’expression de toute forme qu’il soit. Face à cet effroi incommensurable, je n’avais pas d’autre choix que de me résigner. La nuit porte conseil m’a-t-on dit un jour. Et je ne pouvais que mieux dire, mes rêves m’avaient bien souvent guidé dans ma créativité, comme dans mes choix de vie. Je choisis alors de ne pas résister au sommeil qui m’emportait, laissant mon imagination empreinte à la créativité s’évader sur les dunes de mes songes. C’est une fois que Morphée m’eut subitement enrobé de ses bras, que je vis la page blanche, impassiblement dressée devant moi. Je pu la toucher : glacée et d’une blancheur inégalée, enivrante, hypnotisante, la feuille d’une pureté infinie jonchait devant moi. Même si sa consistance semblait vide, je savais qu’elle n’était que matière : sinon n’aurais-je jamais vu qu’une immensité de noir ou le néant ? Or ce que je percevais était bien blanc. Je me suis demandée si tout cela était censé, mais j’avais conscience de cette vision. Et par cette conscience je me donnais le pouvoir d’exister et donc d’écrire. C’est de cette intuition que tout a commencé. Sur le fil de mes rêves, j’ai esquissé un premier dessin et j’ai fait éclore un texte à propos de cette page blanche, par le simple acte de ma pensée. Car au fond de moi j’avais tout compris : la page blanche s’écrivait sur le fil de ma perception.

 

Lorsqu’une page blanche se présente à nous, c’est toujours une opportunité. Une opportunité de faire, d’écrire, d’agir car la page blanche est la métaphore du temps que nous traversons. La page blanche est l’image mobile de l’éternité qui nous échappe. Nous avons alors deux choix : imaginer l’inventer, ou par fatalité la laisser s’écrire sur le fil de notre destinée.

 

À l’aube de notre vie, tout est encore possible. Nous pouvons dessiner sur la page blanche de toutes les couleurs, souvent des maisons et des ciels ensoleillés. Dans le bruit, l’extase et la joie, nous courrons, nous volons d’histoires en histoires. Légers, insouciants comme une feuille blanche tombant délicatement sur le sol. Nous prenons conscience enfin, de nos œuvres inventées sur le fil de notre imaginaire. Puis de bourgeons en bourgeons, nous remplissons cette feuille blanche de nos amours déchus, de notre patience qui s’en va parfois sur les chemins de l’école, et de notre créativité qui renaît les jours de printemps. Au fil de l’été, notre imaginaire se structure selon les codes parfaits de nos acquis, les jours éclatants de soleil. Pas question de déraper, de faire une tâche ou d’écrire entre les lignes, car cette feuille blanche devient notée. Nous la rendons parfois seule, parfois attachée de mille autres feuilles. Avant innocente et sincère, la feuille blanche se noircit peu à peu au fil de nos mots, et de nos caractères. Mais elle ne sera plus jamais aussi parfaite, paisible, élégante, sublime que lorsqu’elle était infiniment blanche. Nous l’écrivons pour nous, mais par les autres. Années par années, nous apprenons donc nous structurons. Cette feuille blanche acquière des lignes droites au gré des dictées et se transforme parfois en partitions. Elle donne un sens à nos vies, à nos aspirations, et une mélodie à notre musique. Elle est l’herbier que nous rendons en cours de sciences, le poème écrit un jour de pluie, ou le brouillon rose entaché de nos erreurs. Plus tard encore, la page blanche est le début d’un nouveau projet, d’une nouvelle vie. Elle est celle sur laquelle nous empilons les lettres. Tantôt elle nous permet de montrer patte blanche, tantôt nous n’y voyons même plus le blanc. Il serait avant tout question de prendre le temps de la regarder, d’oser la toiser et de la confronter. Mais nous n’avons pas le temps dans ce rythme effréné. La page blanche écrite au présent, s’inspire de notre passé, pour dévoiler notre futur. Si elle est écrite au passé, méfions-nous de nos regrets. Lorsque l’automne s’invite, ces milliers de feuilles noircies par le temps, prennent parfois la forme de souvenirs. L’été indien, nous remplit le cœur de joie, de bonheurs, d’amour. Et puis la feuille blanche revêt dentelles et jolis motifs, invitant au bonheur éternel. Parfois elle se précipite évitant de peu la déchirure, et elle se colorie, se transforme pour ne pas tomber de l’arbre. La page blanche invite à l’éternité, elle peut tout croire, tout imaginer. Elle est l’immensité des nuages qui traversent le ciel ce soir d’automne, prenant toutes les formes imaginables et invitant son spectateur à l’inventer. L’hiver, ces feuilles blanches, sont fondues par la neige. Le glissement de la dernière page du roman, se fait pressentir. Et comme la feuille blanche, nous choisissons de revenir en arrière un matin frileux, comme une vague qui après avoir atteinte la plage choisie de se retirer improprement. Parfois, telle une marée haute, nous aimons nous souvenir, de quelques jolies paroles écrites sur ces pages : il y a un mois, il y a un an, il y a un siècle. Et puis, un matin monotone le silence nous fait face. Nous avons acquis la sagesse pour écrire, et en un rien de temps la fumée nous emporte dans une magnifique énergie.

 

Cette feuille blanche était-elle blanche ou noire ? Il ne m’était finalement plus possible de le distinguer. Ce jour-là, je ne me réveillai pas. Cette vérité, m’avait, semble-t-il, coûté le prix de la vie. Car si la page fut blanche de pureté et d’innocence, de ma perception occidentale, elle ne l’était absolument pas pour d’autre contrées lointaines, où les feuilles ornées de fleurs blanches sont données en offrande aux Dieux. Ce blanc accru n’était autre que le reflet du deuil, et plus encore de la mort. La page blanche, si remplie et si vide à la fois, ne me faisait voyager qu’entre deux espaces divins : celui de la vie et celui de l’éternité. Pendant cette nuit infinie qui s’offrait à moi, je choisi de tout recommencer dans un ailleurs, dans un paradis. Recommencer à décorer cette feuille blanche de mes rêves d’enfants, les plus purs qu’il soit.

 

 

Les quatre merveilles de Pékin

Tout le monde connaît Pékin, alias Beijing (« le Royaume du nord » en chinois), pour sa Cité Interdite qui domine la place Tien’anmen ou encore pour la Grande Muraille que l’on peut visiter non loin de la ville. Mais bien d’autres lieux, dont on ne prononce pas forcément le nom, sont des incontournables à quelconque visiteur ira visiter la capitale de la Chine. Voici mon top 4 des merveilles que j’ai pu visiter à Pékin, en décembre dernier !

Le Summer Palace

J’ai passé une journée entière dans ce lieu, et j’ai pu visiter ses 290 hectares, et quelques 3000 édifices. Ce lieu m’a vraiment marqué, et je suis très heureuse de m’y être aventurée en hiver, car le spectacle des paysages glacés y était époustouflant.

Pour commencer la visite, un passage par la Suzhou Street, où des hommes tentaient de briser la glace.. au risque de tomber à l’eau !

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Le Palais d’été a été érigé en 1750 par l’empereur Qialong, et destiné à sa mère. Pillé par les Français et les Anglais pendant la guerre de l’Opium puis incendié sur ordre de ces derniers, il n’en demeure pas moins un lieu hors du temps.

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Devant chaque temple en Chine, il est commun de voir deux lions-dragons (un mâle et une femelle), à l’image de la photo ci-dessus, qui symbolisent la protection du lieu et des personnes qui le visitent. 

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Mais le clou du spectacle du Summer Palace, c’était sans doute le lac gelé, qui nous a tous laissé sans voix..

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Vue sur le lac gelé du Summer Palace

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La Cité Interdite

Ce majestueux palais qui surplombe la place Tian’anmen, s’étend sur 72 hectares. Ancienne résidence des empereurs, son nom vient du fait que le peuple ne pouvait pas franchir certaines portes de ce lieu.

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Devanture et intérieur de la Cité Interdite de Pékin

Cette cité symbolise la puissance des vingt-quatre dynasties Qing et Ming qui se sont succédées pour y habiter. 1999 pièces la composent, toutes plus belles que les autres, et même si la visite dure des heures, la Cité Interdite garde encore bien des secrets et des parcelles du lieu ne sont pas visibles.  Ne vous méprenez pas du soleil trompeur sur les photos, le vent y était glacial !

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Intérieur de la Cité Interdite, et porte interdite

Au nord de la Cité Interdite, on peut observer la Colline de Charbon, constituée des restes de constructions de l’édifice.

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Vue s’ensemble de la Cité Interdite, depuis la Colline du Charbon

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Les Hutongs

À Pékin, on peut se perdre dans des quartiers.. et tomber sur les Hutongs ! Ce sont des réseaux de ruelles, et de maisons traditionnelles pékinoises que vous ne trouverez nulle part ailleurs. C’est un vrai plaisir de les découvrir après tant d’heures à les chercher.

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Les Hutongs, maisons traditionnelles de Pékin

Temple of Heaven

Le temple du Ciel est plus grand que la Cité Interdite. Destiné à l’Empereur considéré comme « le fils du Ciel », et bâti au XVème siècle, il était le lieu de nombreux sacrifices. Salles de prières pour de bonnes moissons, autel du ciel… ce lieu a été pensé pour relier le ciel et la terre par des symboliques qui se retrouvent dans l’architecture des lieux. Quatre colonnes centrales représentent les quatre saisons, douze piliers centraux les douze mois, même les signes du zodiaque ont leur symbolique !

 

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Temple of Heaven

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Anne-Sophie Ply

 

 

Une journée dans la peau d’un panda 3/3

Les pandas ont des journées extrêmement difficiles, qui se résument à trois activités complexes…

Manger

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Ce grand chat-ours, selon son nom Tibétain, passe près de 14h par jour à mastiquer des bambous pour en extraire les pousses.

Le saviez-vous ? Les pandas ne mangent des bambous qu’à partir d’un an : avant, ils se nourrissent du lait de leur mère, ou lorsqu’ils sont en réserve de biberons adaptés à leurs besoins nutritionnels.

Jouer

Bien sûr, j’avais déjà visionné de nombreuses vidéos sur internet, mais ce que j’ai pu observer m’a vraiment étonnée : les pandas, en plus d’être mignons, sont extrêmement joueurs !

panda jouent

Dormir

Le pelage du panda lui permet de se camoufler et de se dissimuler dans la neige, alors que ses tâches noires au niveau des oreilles seraient un signe de férocité : vous le trouvez féroce vous ?

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« All Things Bright and Beautiful,
All Creatures Great and Small,
All Things Wise and Wonderfull.”

Cecil Frances Alexander

Pour en savoir plus sur les pandas :

Une journée au royaume des pandas 1/3

Les pandas, tout un symbole 2/3

Anne-Sophie Ply

Shanghaï, entre tradition et modernité

À l’image de la vision que l’on peut se faire de la Chine, Shanghaï a su conserver de sa culture et de son histoire de très beaux quartiers. Maisons typiques, temples bouddhistes ou encore gratte-ciels : je vous propose de découvrir quelques lieux qu’il ne vous faudra manquer sous aucun prétexte si vous venez en terre shanghaïenne.

Jing’an temple

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DSC_0867Situé dans le district de Jing’an, le temple de la Paix est un temple Bouddhiste fondé en 247 après J.-C. Ce temple m’a impressionné tant pour son architecture faite de bois, que pour la spiritualité qui s’en dégage.

De nombreux Chinois viennent s’y recueillir, saluer les dieux avec de l’encens, prier devant les statues des divinités bouddhistes, ou encore jeter des pièces dans une fontaine à l’entrée. Un lieu culturel qui m’a beaucoup marqué !

prix : 50¥

Yuyuan Garden

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DSC_0487Au centre de la vieille ville de Shanghai, le jardin Yuyuan est l’un des plus somptueux de Chine ! Rochers, étangs, jardin intérieur : ce lieu paisible en apparence est en réalité très touristique. À ne pas visiter les jours d’affluence.

prix : 20¥ pour les étudiants 

Quittons maintenant le jardin pour nous rendre au cœur de la vieille ville à quelques pas de là..

Vieille ville

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Il est plaisant de se perdre dans la vieille ville de Shanghaï, parmi les imposants pavillons dont les avant-toits sont relevés de manière gracieuse. Au détour d’une rue, on peut apercevoir le temple du Dieu de la Ville, qu’il me tarde de découvrir.

Le temple de Confucius est visitable non loin de là, pour seulement 10¥.

 

Qibao

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Qibao ou « les sept trésors » en Chinois, est une ville concomitante à Shanghaï, traversée par deux voies d’eau. C’est un endroit où se perdre dans les petites ruelles est un plaisir pour les yeux. Les odeurs elles, peuvent parfois être surprenantes, comme lorsque vous vous baladez dans une rue où cuisent des foies de canard.

 

Construite à la verticale, Shanghaï est aussi une métropole mondiale moderne, qui semble défier toutes les grandes villes du monde. La perle de l’Orient, a longtemps été occupée par d’autres pays : Français, Américains, Britanniques, Russes ou encore Japonais ont ainsi laissé leurs traces dans la ville (concession française, concession internationale…).

C’est seulement en 1992, après les guerres de l’Opium que le président Deng Xiaoping a décidé de relancer le développement de la ville pour qu’elle retrouve sa place de centre financier de l’Asie. 

Nanjing Road

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Bienvenue sur les Champs Elysées de Shanghaï ! Cette grande avenue haute en couleurs s’étend sur cinq kilomètres, et passe par People Square, la place centrale du coeur de Shanghaï.

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Le Bund

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Le Bund, ou littéralement « rive boueuse » est un quartier très touristique jalonnant la riviere Huangpu. Le Bund est jonché de bâtiments issus de la colonisation, un style qui rappelle l’architecture des pays occidentaux. On y trouve surtout des banques, des hôtels ou encore des bars somptueux tel que le bar rouge, le plus fancy et somptueux dans lequel il m’a été donné d’aller !

Mais ce qui est le plus connu sur la promenade du Bund, c’est la vue sur le district de Pudong !

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Maintes fois, avant mon départ, j’avais imaginé ce paysage. La première fois que je m’y suis rendue, la pollution masquait les plus hauts grattes-ciels, ce qui atténuait le spectacle. Cependant, de jour comme de nuit, la vue est à couper le souffle !

Bien entendu, la liste des lieux à voir n’est pas exhaustive, il me reste tant à découvrir dans cette immense ville…

 

 

Qui suis-je ?

Hello / Nĭ hăo

Je m’appelle Anne-Sophie, je suis étudiante en M2 à Audencia Sciences Com et en alternance chez We Like Travel.

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J’ai créé ce blog lors de mon semestre d’études à Shanghaï, en Chine en septembre 2017. Depuis, j’y raconte mes découvertes culturelles, mes voyages, je vous partage mes photos et quelques textes écrits sur le coin d’une table.

Bonne lecture !

Source : Qui suis-je ?