Voyager sans préjugés

Je suis partie au Japon comme on part faire ses courses : avec une liste de choses à voir, mais sans grande attente.

Il faut dire que la Chine, l’un des plus grands pays du monde, m’avait régalé pendant 5 bons mois… Et que l’exotisme du voyage faisait partie de mon quotidien. Et pourtant, une fois la douane franchie, je me suis prise l’une des plus belles claques de ma vie. Bienvenue au paradis, j’ai nommé : le JAPON !

Déjà Tokyo. Tokyo ? Si on m’avait dit un jour que j’irais à Tokyo… Alors ça, je ne m’y attendais pas. Et puis, des humains polis, beaux, éduqués, discrets, élégants (qui ne poussent pas dans le métro). Des toilettes chauffées. Une ville qui s’étend à perte de vue, mais qui semble s’arrêter au pied du Mont Fuji. Le Japon, ça m’a pris au trippes, si bien que je m’y suis sentie chez moi dès le premier jour. Le premier jour de deux supers semaines que j’ai pu vivre au rythme nippon. Un bonheur sans nom !

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J’ai mis quelques très longs mois (allez je l’avoue, presqu’un an) avant de publier ces quelques articles pré-écrit lors de mon voyage au Japon, qui s’est déroulé en janvier 2018. Mais pas un mois ne s’est écoulé sans que je ne pense à ce si doux voyage. J’espère que ces articles vous plairont, et qu’ils vont retranscriront la beauté et la paix de ce pays.

Anne-Sophie Ply

Une page blanche

Texte écrit dans le cadre d’un cours de Sens et écriture, sur le thème de la page blanche. 2018.

Il était presque minuit, mon cerveau engourdit de fatigue ne trouvait pas l’inspiration devant cette si vaste page blanche : vide de mots, vide de sens, mais d’une beauté déconcertante. De sa clarté neutre, la page devant moi devenait de plus en plus glaciale formant une paroi de verre qu’il m’était impossible de briser de ma si douce plume. Sous la pression du temps qui passe, mon bras qui si souvent tremblait, tout à coup se paralysa. Pourtant je devais écrire : un mot, un vers, une phrase… Mais rien, non rien ne me venait. L’angoisse de ce vide qui m’emportait me fila la chair de poule. Moi, qui n’avais jamais été à court d’inspiration, je vivais le pire syndrome qu’il soit. Le syndrome de l’oubli courait dans mes pensées, comme sur mon corps, et entachait ma liberté d’expression de toute forme qu’il soit. Face à cet effroi incommensurable, je n’avais pas d’autre choix que de me résigner. La nuit porte conseil m’a-t-on dit un jour. Et je ne pouvais que mieux dire, mes rêves m’avaient bien souvent guidé dans ma créativité, comme dans mes choix de vie. Je choisis alors de ne pas résister au sommeil qui m’emportait, laissant mon imagination empreinte à la créativité s’évader sur les dunes de mes songes. C’est une fois que Morphée m’eut subitement enrobé de ses bras, que je vis la page blanche, impassiblement dressée devant moi. Je pu la toucher : glacée et d’une blancheur inégalée, enivrante, hypnotisante, la feuille d’une pureté infinie jonchait devant moi. Même si sa consistance semblait vide, je savais qu’elle n’était que matière : sinon n’aurais-je jamais vu qu’une immensité de noir ou le néant ? Or ce que je percevais était bien blanc. Je me suis demandée si tout cela était censé, mais j’avais conscience de cette vision. Et par cette conscience je me donnais le pouvoir d’exister et donc d’écrire. C’est de cette intuition que tout a commencé. Sur le fil de mes rêves, j’ai esquissé un premier dessin et j’ai fait éclore un texte à propos de cette page blanche, par le simple acte de ma pensée. Car au fond de moi j’avais tout compris : la page blanche s’écrivait sur le fil de ma perception.

 

Lorsqu’une page blanche se présente à nous, c’est toujours une opportunité. Une opportunité de faire, d’écrire, d’agir car la page blanche est la métaphore du temps que nous traversons. La page blanche est l’image mobile de l’éternité qui nous échappe. Nous avons alors deux choix : imaginer l’inventer, ou par fatalité la laisser s’écrire sur le fil de notre destinée.

 

À l’aube de notre vie, tout est encore possible. Nous pouvons dessiner sur la page blanche de toutes les couleurs, souvent des maisons et des ciels ensoleillés. Dans le bruit, l’extase et la joie, nous courrons, nous volons d’histoires en histoires. Légers, insouciants comme une feuille blanche tombant délicatement sur le sol. Nous prenons conscience enfin, de nos œuvres inventées sur le fil de notre imaginaire. Puis de bourgeons en bourgeons, nous remplissons cette feuille blanche de nos amours déchus, de notre patience qui s’en va parfois sur les chemins de l’école, et de notre créativité qui renaît les jours de printemps. Au fil de l’été, notre imaginaire se structure selon les codes parfaits de nos acquis, les jours éclatants de soleil. Pas question de déraper, de faire une tâche ou d’écrire entre les lignes, car cette feuille blanche devient notée. Nous la rendons parfois seule, parfois attachée de mille autres feuilles. Avant innocente et sincère, la feuille blanche se noircit peu à peu au fil de nos mots, et de nos caractères. Mais elle ne sera plus jamais aussi parfaite, paisible, élégante, sublime que lorsqu’elle était infiniment blanche. Nous l’écrivons pour nous, mais par les autres. Années par années, nous apprenons donc nous structurons. Cette feuille blanche acquière des lignes droites au gré des dictées et se transforme parfois en partitions. Elle donne un sens à nos vies, à nos aspirations, et une mélodie à notre musique. Elle est l’herbier que nous rendons en cours de sciences, le poème écrit un jour de pluie, ou le brouillon rose entaché de nos erreurs. Plus tard encore, la page blanche est le début d’un nouveau projet, d’une nouvelle vie. Elle est celle sur laquelle nous empilons les lettres. Tantôt elle nous permet de montrer patte blanche, tantôt nous n’y voyons même plus le blanc. Il serait avant tout question de prendre le temps de la regarder, d’oser la toiser et de la confronter. Mais nous n’avons pas le temps dans ce rythme effréné. La page blanche écrite au présent, s’inspire de notre passé, pour dévoiler notre futur. Si elle est écrite au passé, méfions-nous de nos regrets. Lorsque l’automne s’invite, ces milliers de feuilles noircies par le temps, prennent parfois la forme de souvenirs. L’été indien, nous remplit le cœur de joie, de bonheurs, d’amour. Et puis la feuille blanche revêt dentelles et jolis motifs, invitant au bonheur éternel. Parfois elle se précipite évitant de peu la déchirure, et elle se colorie, se transforme pour ne pas tomber de l’arbre. La page blanche invite à l’éternité, elle peut tout croire, tout imaginer. Elle est l’immensité des nuages qui traversent le ciel ce soir d’automne, prenant toutes les formes imaginables et invitant son spectateur à l’inventer. L’hiver, ces feuilles blanches, sont fondues par la neige. Le glissement de la dernière page du roman, se fait pressentir. Et comme la feuille blanche, nous choisissons de revenir en arrière un matin frileux, comme une vague qui après avoir atteinte la plage choisie de se retirer improprement. Parfois, telle une marée haute, nous aimons nous souvenir, de quelques jolies paroles écrites sur ces pages : il y a un mois, il y a un an, il y a un siècle. Et puis, un matin monotone le silence nous fait face. Nous avons acquis la sagesse pour écrire, et en un rien de temps la fumée nous emporte dans une magnifique énergie.

 

Cette feuille blanche était-elle blanche ou noire ? Il ne m’était finalement plus possible de le distinguer. Ce jour-là, je ne me réveillai pas. Cette vérité, m’avait, semble-t-il, coûté le prix de la vie. Car si la page fut blanche de pureté et d’innocence, de ma perception occidentale, elle ne l’était absolument pas pour d’autre contrées lointaines, où les feuilles ornées de fleurs blanches sont données en offrande aux Dieux. Ce blanc accru n’était autre que le reflet du deuil, et plus encore de la mort. La page blanche, si remplie et si vide à la fois, ne me faisait voyager qu’entre deux espaces divins : celui de la vie et celui de l’éternité. Pendant cette nuit infinie qui s’offrait à moi, je choisi de tout recommencer dans un ailleurs, dans un paradis. Recommencer à décorer cette feuille blanche de mes rêves d’enfants, les plus purs qu’il soit.

 

 

Les quatre merveilles de Pékin

Tout le monde connaît Pékin, alias Beijing (« le Royaume du nord » en chinois), pour sa Cité Interdite qui domine la place Tien’anmen ou encore pour la Grande Muraille que l’on peut visiter non loin de la ville. Mais bien d’autres lieux, dont on ne prononce pas forcément le nom, sont des incontournables à quelconque visiteur ira visiter la capitale de la Chine. Voici mon top 4 des merveilles que j’ai pu visiter à Pékin, en décembre dernier !

Le Summer Palace

J’ai passé une journée entière dans ce lieu, et j’ai pu visiter ses 290 hectares, et quelques 3000 édifices. Ce lieu m’a vraiment marqué, et je suis très heureuse de m’y être aventurée en hiver, car le spectacle des paysages glacés y était époustouflant.

Pour commencer la visite, un passage par la Suzhou Street, où des hommes tentaient de briser la glace.. au risque de tomber à l’eau !

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Le Palais d’été a été érigé en 1750 par l’empereur Qialong, et destiné à sa mère. Pillé par les Français et les Anglais pendant la guerre de l’Opium puis incendié sur ordre de ces derniers, il n’en demeure pas moins un lieu hors du temps.

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Devant chaque temple en Chine, il est commun de voir deux lions-dragons (un mâle et une femelle), à l’image de la photo ci-dessus, qui symbolisent la protection du lieu et des personnes qui le visitent. 

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Mais le clou du spectacle du Summer Palace, c’était sans doute le lac gelé, qui nous a tous laissé sans voix..

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Vue sur le lac gelé du Summer Palace

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La Cité Interdite

Ce majestueux palais qui surplombe la place Tian’anmen, s’étend sur 72 hectares. Ancienne résidence des empereurs, son nom vient du fait que le peuple ne pouvait pas franchir certaines portes de ce lieu.

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Devanture et intérieur de la Cité Interdite de Pékin

Cette cité symbolise la puissance des vingt-quatre dynasties Qing et Ming qui se sont succédées pour y habiter. 1999 pièces la composent, toutes plus belles que les autres, et même si la visite dure des heures, la Cité Interdite garde encore bien des secrets et des parcelles du lieu ne sont pas visibles.  Ne vous méprenez pas du soleil trompeur sur les photos, le vent y était glacial !

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Intérieur de la Cité Interdite, et porte interdite

Au nord de la Cité Interdite, on peut observer la Colline de Charbon, constituée des restes de constructions de l’édifice.

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Vue s’ensemble de la Cité Interdite, depuis la Colline du Charbon

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Les Hutongs

À Pékin, on peut se perdre dans des quartiers.. et tomber sur les Hutongs ! Ce sont des réseaux de ruelles, et de maisons traditionnelles pékinoises que vous ne trouverez nulle part ailleurs. C’est un vrai plaisir de les découvrir après tant d’heures à les chercher.

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Les Hutongs, maisons traditionnelles de Pékin

Temple of Heaven

Le temple du Ciel est plus grand que la Cité Interdite. Destiné à l’Empereur considéré comme « le fils du Ciel », et bâti au XVème siècle, il était le lieu de nombreux sacrifices. Salles de prières pour de bonnes moissons, autel du ciel… ce lieu a été pensé pour relier le ciel et la terre par des symboliques qui se retrouvent dans l’architecture des lieux. Quatre colonnes centrales représentent les quatre saisons, douze piliers centraux les douze mois, même les signes du zodiaque ont leur symbolique !

 

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Temple of Heaven

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Anne-Sophie Ply

 

 

Hong Kong, la ville cosmopolite

Je suis restée quatre jours à Hong Kong, quatre jours intenses où j’ai pu découvrir la ville et suivre son rythme effréné. Hong Kong n’est pas concrètement chinoise, mais on peut sentir l’influence directe de l’Empire du Milieu, tout comme son passé colonial. Ici, on parle aussi bien le cantonnais que l’anglais, et on croise une diversité de nationalités : Indiens, Malaysiens, Anglais, Français, Portugais…

Je vais vous présenter dans différents articles les lieux qui ont marqué mes visites lors de ces quatre journées ! Mais pour commencer, rien de mieux qu’un article historique pour comprendre le développement de cette ville d’Asie du Sud.

Hong Kong History Museum

Connue pour sa Skyline et ses projets impressionnants, la ville était à la base une région désertique. Dans ce musée, vous pouvez découvrir les rites et les cultures qui ont marqué le développement de la ville depuis l’époque préhistorique. C’est en découvrant Macao en 1498, que Vasco De Gama a contribué à la découverte de Hong Kong.

La Guerre de l’Opium

Comme Shanghai, Hong Kong est une ville qui a été fortement impactée par le commerce et la Guerre de l’Opium au 19e siècle. La couronne britannique avait ses principaux ports de commerce d’Opium à Hong Kong, et faisait beaucoup de profits. La guerre est survenue du désaccord entre les deux parties d’arrêter ce commerce. Le traité de Nankin, qui a mis  fin à la première guerre de l’Opium, conditionnait d’ailleurs, aussi bien à Shanghaï qu’à Hong Kong, l’occupation de la Chine par les colonies européennes. Les Britanniques ont occupé Hong Kong pendant 99 ans, et Hong Kong a finalement été rétrocédé aux Chinois en 1997.

 

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Les gouverneurs britanniques se sont succédés à Hong Kong pendant 99 années

L’occupation britannique a aussi contribué la cosmopolitisation de la ville : déjà en 1847, Hong Kong accueillait diverses populations (Indiens, Calaisiens, Eurasiens, Portugais..).

L’occupation japonaise

Les conquérants japonais ont d’abord envahi Shanghai, Pékin ou encore Nankin. Ils ont pu occuper Hong Kong au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor, le bombardement de la ville ayant contraint les Anglais à se rendre.

 

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The Peak

Festivals, carnavals et rites

On peut observer dans le Musée de Hong-Kong de nombreux décors et costumes utilisés lors d’événements symboliques de la culture chinoise.

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Les « Bun Mountains » (10 mètres de haut) ont été érigées pour un festival

Anne-Sophie Ply

 

La Grande Muraille de Chine

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Pour célébrer Noël, nous nous sommes rendus à Pékin, plus communément appelée Beijing (« Capitale du Nord »). Après (seulement) 2h de métro et 5h de train, grâce à la ligne grande vitesse qui relie les deux villes, nous sommes arrivés à destination, à plus de 1000 km de Shanghaï.

Expédition sur la Grande Muraille

La Grande Muraille est la fortification construite par l’homme la plus importante au monde (en longueur, en superficie et en masse). Classée depuis 1987 au patrimoine de l’UNESCO, elle traverse la Chine d’Est en Ouest, car elle protégeait dans le temps les Chinois des invasions mongoles. Cependant, on peut facilement accéder à plusieurs parties de la Grande Muraille depuis Beijing.

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Nous avons choisi de visiter Mutianyu, une partie certes rénovée de la Grande Muraille, mais qui présente l’avantage d’être la moins touristique et la plus facile à parcourir à pied.

Nous avions choisi, pour le peu de temps dont nous disposions aux alentours de la capitale, de choisir l’option « visite guidée » à bord d’un Van qui nous emmenait à différents endroits immanquables des alentours de Pékin.

Nous sommes donc montés par télésiège, limite de temps oblige, ce qui nous a offert des sensations extraordinaires et une vue impressionnante sur les montagnes où se faufile la Grande Muraille.

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Se balader sur la muraille de Chine était une expérience incroyable tant le paysage qui l’entoure est magnifique. Grimper des marches sur la Muraille de Chine relève parfois de l’escalade tant elles sont imposantes ! J’ai été surprise de constater qu’à certains endroits, le sol n’est pas droit.

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Nous sommes descendus de l’édifice en luge… Loin d’être une attraction qui dénature le paysage, la rampe de luge est plutôt discrète et vraiment très agréable. Moi qui n’était au début pas partante, je vous recommande l’expérience !

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Pour la grandeur de ce paysage et par la symbolique historique que représente la Muraille de Chine, cette journée restera l’une des plus belles et impressionnantes de mon séjour ! Je peux enfin le dire : j’ai vu l’une des sept nouvelles Merveilles du Monde. ✅

Anne-Sophie Ply

Une journée au royaume des pandas 1/3

Pas moins de 2000 km, c’est la distance qui sépare Shanghai des pandas du Sichuan. C’est dans cette région de l’Ouest de la Chine, bordée par le Tibet, qu’est située la plus grande réserve de pandas du monde. Un lieu unique où l’on peut observer plus de 146 pandas géants en captivité.

Ce centre de recherches fondé en 1987 a été créé dans le but de préserver l’espèce et de l’aider à s’agrandir, car elle est menacée de disparition. À l’image de Jackie Chan, l’ambassadeur de la réserve, de nombreuses personnalités s’y sont déjà rendues : Michelle Obama, Thomas Bach, la Reine Sophia…

La réserve de Chengdu ou le paradis des pandas

J’ai pu évoluer avec les pandas du Sichuan toute une journée. Le parc ouvrant dès 7h30, la première étape fut leur réveil, puis leur déjeuner, des moments précieux que l’on partage très souvent seuls avec les pandas.

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En arrivant dans le parc, on peut opter pour une visite guidée avec chauffeur. Je vous recommande d’opter pour une visite libre, la réserve est très bien signalisée et pas trop touristique, on peut donc très facilement se déplacer à pied. Arriver au parc à 7h30 (heure d’ouverture) vous permettra de découvrir les pandas depuis leur réveil jusqu’à leur repas : un sentiment unique et précieux !

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Les panneaux qui guideront votre visite de la réserve
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Carte du parc

De nombreuses activités sont proposées pour en savoir un peu plus sur la vie des pandas tout au long de la visite : des classes interactives, des dessins pour les enfants, des photographies de l’évolution des pandas, une cuisine des pandas pour comprendre leurs besoins nutritifs et même plusieurs nurseries (on ne peut évidemment pas déranger les petits bébés pandas qui grandissent paisiblement).

L’un de mes endroits préférés du parc est la Moonlight Nursery, où voir des bébés (en âge de sortir) est vraiment un régal pour les yeux. Les pandas sont très joueurs : comme vous pourrez l’observer dans la vidéo au début de l’article, les regarder jouer est un vrai spectacle !

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Le midi, vous pouvez déjeuner dans un restaurant du parc, situé en aval de celui-ci, car il faut savoir que tout est fait pour préserver leurs conditions d’habitat naturel. En effet, les parties plus hautes du parc sont entourées de nature.

Les restaurants et cafés sont peu nombreux, mais très qualitatifs ! Amoureux des pandas, il ne fait que peu de doutes que vous apprécierez déguster des pousses de bambous, ou boire un café dans un décor fait de pandas.

Pour en savoir plus sur les pandas :

Les pandas, tout un symbole 2/3

Les activités favorites des pandas 3/3

Anne-Sophie Ply

 

 

Les pandas, tout un symbole 2/3

Plus que de simples animaux, les pandas sont très populaires en France et dans le monde : ils font l’actualité, tout le monde les adore et il n’est pas rare de voir des vidéos de pandas faire le buzz.

La lutte pour la protection des pandas

Symbole du mouvement WWF le panda fait partie des espèces prioritaires à protéger dans le monde. Le mouvement s’est donc engagé avec le centre de préservation de Chengdu dans un plan de sauvegarde. En 2015, seuls 1 864 pandas géants subsistaient à l’état sauvage dans les provinces du Shaanxi et du Gansu.

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Beaucoup de forêts de bambous chinoises sont aujourd’hui exploitées par l’homme ou ont été défrichées pour devenir des terres cultivables. C’est une des raisons de la forte régression de l’espèce, qui ne dispose plus de son aliment de base.

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La visite au sein du centre de recherche se révèle très éducative. On vous explique notamment les spécificités de l’espèce : anatomie, physiologie, écologie, habitat, besoins. Par exemple, dans la nature, lorsqu’un panda met bas deux bébés, il faut savoir qu’il y a très peu de chances pour que le 2ème bébé survive. En captivité, il est plus facile de le sauver.

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Crédits : Zhang Zhihe

Au centre de recherche de Chengdu, seuls 10 % des pandas s’accouplent, et 30 % des femelles accouplées font des petits.

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Les pandas, reflets de la diplomatie chinoise

Hors de Chine, très peu de zoos abritent des pandas : 24 pandas sont actuellement dans 9 pays (USA, France, Angleterre, Japon, Allemagne, Espagne, Mexique, Thaïlande..).

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Ils sont loués par le gouvernement chinois, à un prix très élevé. L’argent gagné se destine à un fond de protection des pandas dans leur milieu naturel. De ce fait, très peu de zoos en possèdent, car le simple entretien de l’animal est déjà très onéreux, et que sa reproduction est exceptionnelle. De plus, avoir un panda dans son pays résulte de négociations très poussées avec la Chine.

Les pandas, une découverte tardive pour l’Occident

C’est Armand David, un explorateur de l’Ouest qui travaillait pour le Museum d’histoire naturelle de Paris qui fut le premier à découvrir les pandas chinois en 1869. Malheureusement, il a déclanché la curiosité des fils de Theodore Roosevelt, président des États-Unis, qui sont venus les chasser en Chine, au début du 20ème siècle. Cependant, les pandas ont gagné toutes leurs dimensions symboliques lorsque qu’en 1972, le gouvernement Chinois a offert deux pandas géants, au président Nixon qui visitait la Chine.

Pour en savoir plus sur les pandas :

Une journée au royaume des pandas 1/3

Les activités favorites des pandas 3/3

Anne-Sophie Ply

 

 

Une journée dans la peau d’un panda 3/3

Les pandas ont des journées extrêmement difficiles, qui se résument à trois activités complexes…

Manger

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Ce grand chat-ours, selon son nom Tibétain, passe près de 14h par jour à mastiquer des bambous pour en extraire les pousses.

Le saviez-vous ? Les pandas ne mangent des bambous qu’à partir d’un an : avant, ils se nourrissent du lait de leur mère, ou lorsqu’ils sont en réserve de biberons adaptés à leurs besoins nutritionnels.

Jouer

Bien sûr, j’avais déjà visionné de nombreuses vidéos sur internet, mais ce que j’ai pu observer m’a vraiment étonnée : les pandas, en plus d’être mignons, sont extrêmement joueurs !

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Dormir

Le pelage du panda lui permet de se camoufler et de se dissimuler dans la neige, alors que ses tâches noires au niveau des oreilles seraient un signe de férocité : vous le trouvez féroce vous ?

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« All Things Bright and Beautiful,
All Creatures Great and Small,
All Things Wise and Wonderfull.”

Cecil Frances Alexander

Pour en savoir plus sur les pandas :

Une journée au royaume des pandas 1/3

Les pandas, tout un symbole 2/3

Anne-Sophie Ply

Hangzhou, la nature en ville

Les 9 millions d’habitants de la ville de Hangzhou n’ont pas de quoi concurrencer les 70 millions d’habitants de l’agglomération de Shanghaï. Pourtant, de nombreux chinois s’y rendent pour prendre un bol d’air frais (quoi qu’encore un peu pollué), ou pour se promener dans la nature et près d’un grand lac d’une circonférence de 15km.

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Réputée pour être l’ancienne plus grande ville du monde (il y a plus de 10 siècles) Hangzhou devient un lieu de tourisme renommé. Il est très agréable de louer des vélos pour s’y promener et découvrir les multiples sites visitables de la ville.

Qinghefang, la rue commerçante phare de la ville

Un temple bouddhiste

Ce site est composé de trois grands temples, avec à la clé une vue magnifique sur les montagnes et sur le lac. Vous pouvez y rentrer pour la modique somme de 2¥ (tarif étudiant) : ça vaut le coup, non ? 

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La pagode des six harmonies

Cette pagode de treize étage est une reconstitution d’une pagode plus ancienne. Mais la vue y est spectaculaire !

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Le lac de l’ouest

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Il y a également le musée national du thé et le musée national de la soie à Hangzhou, je n’ai pas eu le temps de les visiter.

« La grande problématique des riches Chinois, aujourd’hui, est de trouver une ville agréable pour y vivre. Hangzhou a tous les atouts pour cela. »
 Zhao Wei

C’est la ville siège du groupe à succès « Alibaba »

Si cette compagnie ne vous dit rien, sachez qu’elle s’apparente à l’Amazon chinois. Elle a réalisé en 2015 un record d’entrée en bourse qui a fait trembler Wall Street ! Les Chinois l’utilisent presque exclusivement. Un professeur nous a confié qu’Amazon était très peu utilisé par les chinois, tandis qu’E-bay ne l’était pas du tout.

Anne-Sophie Ply

 

Wuzhen, la Venise de la Chine

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Wuzhen est l’une de mes visites coup de cœur en Chine ! Il s’agit de la Venise de la Chine, une ville formée de multiples canaux, dans le district de Hangzhou accessible par bus depuis Shanghaï (compter 1h30 de trajet depuis la gare sud).

La ville est divisée en quatre sections, mais deux sont accessibles à la visite : Dongzha (côté est) et Xisha (côté ouest). J’ai pu me rendre à Xisha, la plus grande partie de la ville, représentative de l’époque de la dynastie Qing dans toute son authenticité.

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Les canaux qui composent la ville
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Le lac de Wuzhen

Une ville d’artisans

C’est une ville riche d’histoire de plus de 1000 ans, impliquée dans l’éducation. Les nombreux canaux de la ville lui ont permis de développer le commerce de la soie ou encore la distillation d’alcool de riz, ainsi l’économie y est principalement basée sur l’artisanat. Les touristes sont majoritairement chinois, et la ville gagne à être reconnue internationalement. À l’intérieur du quartier Xisha, on peut visiter notamment des ateliers de conception de la soie.

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Les pieds de Lotus

Dans un musée de Wuzhen, on peut en apprendre plus sur la pratique historique des « pieds de Lotus » en Chine. En effet, comme j’avais pu l’apprendre en regardant la série Marco Polo, durant la dynastie des Qing, un empereur aurait demandé à sa femme de se bander les pieds pour danser la danse traditionnelle du « Lotus », sur la période 923-936. Cette pratique longtemps réservée aux familles riches s’est finalement étendue à l’ensemble de la population en devenant un standard de beauté vers 1279. Avoir les pieds les plus petits possibles influait même sur le mariage de ces jeunes filles chinoises.

Dès leur plus jeune âge, les petites filles se faisaient bander les pieds de façon à ce que leurs orteils passent sous la plante de leur pied, puis elles étaient forcées de porter des chaussures particulières. Ainsi, dans le musée de Wuzhen on peut voir des chaussures de pieds bandés selon plusieurs occasions : chaussures de mariages (rouges), chaussures pour dormir, chaussures de pluie… Souvent multicolores, leurs motifs ont une signification et prennent énormément de place dans cette culture.

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Chaussures pour pieds bandés dits « Pieds de Lotus »

Le photographe anglais Jo Farrell a illustré cette pratique maintenant interdite par une série de photos.

Incontestablement, je vous recommande de visiter cette ville, quelque peu difficile d’accès, mais passionnante pour son histoire et sa beauté. Je vous laisse avec quelques derniers clichés du quartier de Xisha…

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Mur des vœux

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Théâtre de Wuzhen
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Graines de Sésame

Tarifs pour vous rendre à Wuzhen :
100 RMB pour le quartier Dongzha
120 RMB pour le quartier Xizha
150 RMB pour les deux quartiers
Réductions étudiantes possibles

Anne-Sophie Ply