La Grande Muraille de Chine

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Pour célébrer Noël, nous nous sommes rendus à Pékin, plus communément appelée Beijing (« Capitale du Nord »). Après (seulement) 2h de métro et 5h de train, grâce à la ligne grande vitesse qui relie les deux villes, nous sommes arrivés à destination, à plus de 1000 km de Shanghaï.

Expédition sur la Grande Muraille

La Grande Muraille est la fortification construite par l’homme la plus importante au monde (en longueur, en superficie et en masse). Classée depuis 1987 au patrimoine de l’UNESCO, elle traverse la Chine d’Est en Ouest, car elle protégeait dans le temps les Chinois des invasions mongoles. Cependant, on peut facilement accéder à plusieurs parties de la Grande Muraille depuis Beijing.

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Nous avons choisi de visiter Mutianyu, une partie certes rénovée de la Grande Muraille, mais qui présente l’avantage d’être la moins touristique et la plus facile à parcourir à pied.

Nous avions choisi, pour le peu de temps dont nous disposions aux alentours de la capitale, de choisir l’option « visite guidée » à bord d’un Van qui nous emmenait à différents endroits immanquables des alentours de Pékin.

Nous sommes donc montés par télésiège, limite de temps oblige, ce qui nous a offert des sensations extraordinaires et une vue impressionnante sur les montagnes où se faufile la Grande Muraille.

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Se balader sur la muraille de Chine était une expérience incroyable tant le paysage qui l’entoure est magnifique. Grimper des marches sur la Muraille de Chine relève parfois de l’escalade tant elles sont imposantes ! J’ai été surprise de constater qu’à certains endroits, le sol n’est pas droit.

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Nous sommes descendus de l’édifice en luge… Loin d’être une attraction qui dénature le paysage, la rampe de luge est plutôt discrète et vraiment très agréable. Moi qui n’était au début pas partante, je vous recommande l’expérience !

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Pour la grandeur de ce paysage et par la symbolique historique que représente la Muraille de Chine, cette journée restera l’une des plus belles et impressionnantes de mon séjour ! Je peux enfin le dire : j’ai vu l’une des sept nouvelles Merveilles du Monde. ✅

Anne-Sophie Ply

Une journée au royaume des pandas 1/3

Pas moins de 2000 km, c’est la distance qui sépare Shanghai des pandas du Sichuan. C’est dans cette région de l’Ouest de la Chine, bordée par le Tibet, qu’est située la plus grande réserve de pandas du monde. Un lieu unique où l’on peut observer plus de 146 pandas géants en captivité.

Ce centre de recherches fondé en 1987 a été créé dans le but de préserver l’espèce et de l’aider à s’agrandir, car elle est menacée de disparition. À l’image de Jackie Chan, l’ambassadeur de la réserve, de nombreuses personnalités s’y sont déjà rendues : Michelle Obama, Thomas Bach, la Reine Sophia…

La réserve de Chengdu ou le paradis des pandas

J’ai pu évoluer avec les pandas du Sichuan toute une journée. Le parc ouvrant dès 7h30, la première étape fut leur réveil, puis leur déjeuner, des moments précieux que l’on partage très souvent seuls avec les pandas.

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En arrivant dans le parc, on peut opter pour une visite guidée avec chauffeur. Je vous recommande d’opter pour une visite libre, la réserve est très bien signalisée et pas trop touristique, on peut donc très facilement se déplacer à pied. Arriver au parc à 7h30 (heure d’ouverture) vous permettra de découvrir les pandas depuis leur réveil jusqu’à leur repas : un sentiment unique et précieux !

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Les panneaux qui guideront votre visite de la réserve
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Carte du parc

De nombreuses activités sont proposées pour en savoir un peu plus sur la vie des pandas tout au long de la visite : des classes interactives, des dessins pour les enfants, des photographies de l’évolution des pandas, une cuisine des pandas pour comprendre leurs besoins nutritifs et même plusieurs nurseries (on ne peut évidemment pas déranger les petits bébés pandas qui grandissent paisiblement).

L’un de mes endroits préférés du parc est la Moonlight Nursery, où voir des bébés (en âge de sortir) est vraiment un régal pour les yeux. Les pandas sont très joueurs : comme vous pourrez l’observer dans la vidéo au début de l’article, les regarder jouer est un vrai spectacle !

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Le midi, vous pouvez déjeuner dans un restaurant du parc, situé en aval de celui-ci, car il faut savoir que tout est fait pour préserver leurs conditions d’habitat naturel. En effet, les parties plus hautes du parc sont entourées de nature.

Les restaurants et cafés sont peu nombreux, mais très qualitatifs ! Amoureux des pandas, il ne fait que peu de doutes que vous apprécierez déguster des pousses de bambous, ou boire un café dans un décor fait de pandas.

Pour en savoir plus sur les pandas :

Les pandas, tout un symbole 2/3

Les activités favorites des pandas 3/3

Anne-Sophie Ply

 

 

Hangzhou, la nature en ville

Les 9 millions d’habitants de la ville de Hangzhou n’ont pas de quoi concurrencer les 70 millions d’habitants de l’agglomération de Shanghaï. Pourtant, de nombreux chinois s’y rendent pour prendre un bol d’air frais (quoi qu’encore un peu pollué), ou pour se promener dans la nature et près d’un grand lac d’une circonférence de 15km.

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Réputée pour être l’ancienne plus grande ville du monde (il y a plus de 10 siècles) Hangzhou devient un lieu de tourisme renommé. Il est très agréable de louer des vélos pour s’y promener et découvrir les multiples sites visitables de la ville.

Qinghefang, la rue commerçante phare de la ville

Un temple bouddhiste

Ce site est composé de trois grands temples, avec à la clé une vue magnifique sur les montagnes et sur le lac. Vous pouvez y rentrer pour la modique somme de 2¥ (tarif étudiant) : ça vaut le coup, non ? 

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La pagode des six harmonies

Cette pagode de treize étage est une reconstitution d’une pagode plus ancienne. Mais la vue y est spectaculaire !

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Le lac de l’ouest

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Il y a également le musée national du thé et le musée national de la soie à Hangzhou, je n’ai pas eu le temps de les visiter.

« La grande problématique des riches Chinois, aujourd’hui, est de trouver une ville agréable pour y vivre. Hangzhou a tous les atouts pour cela. »
 Zhao Wei

C’est la ville siège du groupe à succès « Alibaba »

Si cette compagnie ne vous dit rien, sachez qu’elle s’apparente à l’Amazon chinois. Elle a réalisé en 2015 un record d’entrée en bourse qui a fait trembler Wall Street ! Les Chinois l’utilisent presque exclusivement. Un professeur nous a confié qu’Amazon était très peu utilisé par les chinois, tandis qu’E-bay ne l’était pas du tout.

Anne-Sophie Ply

 

Wuzhen, la Venise de la Chine

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Wuzhen est l’une de mes visites coup de cœur en Chine ! Il s’agit de la Venise de la Chine, une ville formée de multiples canaux, dans le district de Hangzhou accessible par bus depuis Shanghaï (compter 1h30 de trajet depuis la gare sud).

La ville est divisée en quatre sections, mais deux sont accessibles à la visite : Dongzha (côté est) et Xisha (côté ouest). J’ai pu me rendre à Xisha, la plus grande partie de la ville, représentative de l’époque de la dynastie Qing dans toute son authenticité.

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Les canaux qui composent la ville
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Le lac de Wuzhen

Une ville d’artisans

C’est une ville riche d’histoire de plus de 1000 ans, impliquée dans l’éducation. Les nombreux canaux de la ville lui ont permis de développer le commerce de la soie ou encore la distillation d’alcool de riz, ainsi l’économie y est principalement basée sur l’artisanat. Les touristes sont majoritairement chinois, et la ville gagne à être reconnue internationalement. À l’intérieur du quartier Xisha, on peut visiter notamment des ateliers de conception de la soie.

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Les pieds de Lotus

Dans un musée de Wuzhen, on peut en apprendre plus sur la pratique historique des « pieds de Lotus » en Chine. En effet, comme j’avais pu l’apprendre en regardant la série Marco Polo, durant la dynastie des Qing, un empereur aurait demandé à sa femme de se bander les pieds pour danser la danse traditionnelle du « Lotus », sur la période 923-936. Cette pratique longtemps réservée aux familles riches s’est finalement étendue à l’ensemble de la population en devenant un standard de beauté vers 1279. Avoir les pieds les plus petits possibles influait même sur le mariage de ces jeunes filles chinoises.

Dès leur plus jeune âge, les petites filles se faisaient bander les pieds de façon à ce que leurs orteils passent sous la plante de leur pied, puis elles étaient forcées de porter des chaussures particulières. Ainsi, dans le musée de Wuzhen on peut voir des chaussures de pieds bandés selon plusieurs occasions : chaussures de mariages (rouges), chaussures pour dormir, chaussures de pluie… Souvent multicolores, leurs motifs ont une signification et prennent énormément de place dans cette culture.

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Chaussures pour pieds bandés dits « Pieds de Lotus »

Le photographe anglais Jo Farrell a illustré cette pratique maintenant interdite par une série de photos.

Incontestablement, je vous recommande de visiter cette ville, quelque peu difficile d’accès, mais passionnante pour son histoire et sa beauté. Je vous laisse avec quelques derniers clichés du quartier de Xisha…

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Mur des vœux

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Théâtre de Wuzhen
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Graines de Sésame

Tarifs pour vous rendre à Wuzhen :
100 RMB pour le quartier Dongzha
120 RMB pour le quartier Xizha
150 RMB pour les deux quartiers
Réductions étudiantes possibles

Anne-Sophie Ply

Voyage dans le Hunan – Changsha

Capture d’écran 2017-11-16 à 18.05.40.pngAprès un voyage rocambolesque en bus au départ de Fenghuang, nous sommes arrivés dans la capitale de la province du Hunan, Changsha, située plus à l’Est.

Changsha est une ville très symbolique pour les Chinois, car c’est là que Mao Zedong a étudié et a intégré le parti communiste. Détruite en 1938 pour contrer les Japonnais, la ville a alors perdu son patrimoine historique de plus de 2500 ans.

 

Le premier jour, nous avons décidé de nous rendre sur le Parc de l’île orange.

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On peut y voir une statue de Mao, lorsqu’il avait 32 ans. Ce portrait imposant du président communiste fait plus de 32 mètres de haut, 83 mètres de long, et est composé de 8 000 blocs de granit.

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Le jour où nous nous sommes rendus à Changsha, la pollution était très forte voire excessive et il faisait chaud, plus de 30 degrés. Nous avons néanmoins entrepris l’ascension à pied du Mont Yuelu, l’un des endroits incontournables de la ville.

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Comme vous l’aurez remarqué sur les photos, la vue était incontestablement gâchée par un voile opaque de pollution, et même le soleil n’était plus perceptible.

Pour notre seconde journée de tourisme dans la capitale du Hunan, nous avons choisi de nous rendre au musée municipal du Parti communiste, à l’endroit même où Mao a pu l’intégrer dans sa jeunesse. Non loin de là, nous avons pu visiter sa modeste maison, dans laquelle il habitait avec sa première femme.

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Pour clôturer la visite de la ville, nous nous sommes rendus au Mémorial des Martyrs de la ville, et nous avons pu découvrir le joli parc qui l’entourait.

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Anne-Sophie Ply

 

La pollution de l’air en Chine : bientôt l’airpocalypse ?

La pollution est le quotidien de millions de Chinois, spécialement dans les grandes villes. Elle tue 1,6 million de personnes chaque année. Elle varie selon les températures, selon les saisons mais est tous les jours plus ou moins présente.

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Jour de forte pollution à Changsha (Hunan)

La pollution, telle qu’elle est mesurée selon l’échelle de l’OMS se définit par des particules fines, du dioxyde de soufre, du dioxyde d’azote et de l’ozone. En Chine, le niveau d’alerte à la pollution est déclenché à partir de 150 microgrammes cube d’air de particules fines (PM), ce seuil est 6 fois supérieur aux normes de l’OMS.

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À Shanghaï, la pollution se ressent lorsqu’elle est très forte, et parfois ses effets sont directs : essoufflement, toux, maux de tête. Lorsqu’elle est excessive ou extrême, il faut veiller à ne pas faire d’efforts physiques, à manger en intérieur ou carrément à éviter de sortir. Pour la mesurer chaque jour, j’utilise l’application américaine Plume. Sur l’application la pollution varie selon plusieurs niveaux.

Le gouvernement chinois maîtrise-t-il la pollution ?

En Chine, le pouvoir dispose d’un site « officiel » pour informer les habitants sur le niveau de pollution, mais les données « scientifiques » diffusées ont longtemps été inexactes. Un étudiant m’a même confié qu’elles étaient complètement erronées pendant les dernières années : car la pollution est très visible, et le gouvernement a souvent donné des niveaux « low » ou « moderate » pour la définir les jours de très forte pollution. Les Chinois ne sont ainsi pas toujours informés de la gravité de la situation.

La pollution : un sujet tabou ?

Les chinois ont ironiquement instauré les défilés de masque de pollution, lors de la fashion week de Beijing en 2016.

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Les journalistes essaient de faire bouger les choses. Le documentaire « Under the dome » très connu en Chine, réalisé par le journaliste Chai Jing, relate les effets dévastateurs de la pollution en Chine.

Un fait qui me choque particulièrement, est la manière dont la Chine essaie de garder la face en arrêtant ses usines pour des occasions spéciales. En effet, pour les évènements importants comme les Jeux Olympiques, le Nouvel An chinois, la réélection de Xi Jinping ou la venue d’un invité international, le gouvernement fait en sorte de réduire la pollution au maximum. Pour le Nouvel An chinois, les médias chinois ne diffusent par ailleurs aucune mauvaise nouvelle.

Le gouvernement prend des mesures pour lutter contre la pollution, tout comme s’engager dans l’accord mondial à propos du changement climatique la Cop 21. D’ailleurs, le retrait des Etats-Unis de l’accord sert l’image internationale de la Chine, puisqu’elle peut maintenant s’affirmer comme un pays engagé contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, les véhicules électriques se développent beaucoup ici. Les vélos sont très utilisés pour se déplacer dans Shanghaï.

Mais qu’est-ce qui cause la pollution ?

La Chine est un pays très industrialisé, qui utilise beaucoup de charbon, tirant plus de 64% de son énergie de ce minerai très polluant. La Chine serait même le 1er émetteur de gaz à effet de serre sur Terre. Elle a prévu l’arrêt de centaines de centrales de charbon, au profit des énergies renouvelables. La région autour de Pékin est le cœur industriel du pays, ce qui explique la forte concentration de la pollution dans cette ville.

Richard Muller, professeur de physique américain, alerte sur la dangerosité de la pollution dans un article du Monde.

« La pollution atmosphérique est la pire catastrophe écologique dans le monde aujourd’hui »

« Lors de ma dernière visite à Pékin, la pollution avait atteint un niveau dangereux : chaque heure d’exposition réduisait mon espérance de vie de 20 minutes, raconte-t-il. C’était comme si chaque homme, femme et enfant fumaient 1,5 cigarette toutes les heures. »

Alors, peut-on espérer des journées moins polluées pour la deuxième puissance économique mondiale ? 

Anne-Sophie Ply

Voyage dans le Hunan (1rst step in Zhangjiajie)

Il y a une semaine, c’était la Golden Week : l’une des deux semaines de vacances nationales données par le gouvernement chinois. Celles-ci commençaient le 1er octobre, à l’occasion de la fête nationale chinoise. Les « Golden Week » n’existent que depuis 1999, et ont été instaurées pour promouvoir le tourisme à l’intérieur du pays. À l’échelle d’un pays de plus d’1 miliard d’habitants, vous imaginez bien que ce n’est pas la semaine de vacances idéale pour voyager dans les grandes villes, les lieux touristiques ou tout simplement pour se déplacer par n’importe quel moyen qui soit.

cartePrenant le soin d’éviter les plus grandes villes chinoises, j’ai donc choisi, accompagnée de trois amis, de partir à la découverte de la province du Hunan, à 900 km de Shanghaï. Au programme du voyage, trois escales : Zhangjiajie, le Xian de Fenghuang et Changsha (chef-lieu de la région du Hunan). Après 2h de métro, 2h d’avion, une nuit très courte à Changsha, puis près de 6h de bus, nous sommes arrivés à Zhangjiajie où nous avons pu prendre une navette pendant 1h30, laquelle nous a amenés jusqu’à l’entrée du parc. Nous y sommes restés 2 jours.

Zhangjiajie National Forest Park

Si ce lieu ne vous évoque sans doute rien au premier abord, sachez que ses montagnes sont connues pour avoir inspiré James Cameron pour la réalisation de son film Avatar. À 400km de Changsha (le chef-lieu du Hunan), le parc forestier est classé depuis 1992 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Le parc s’étend sur une région de 130 km2 et abrite une grande variété d’arbres rares, mais aussi quelques animaux (panthères, singes..).

DSC_0294Voir des singes évoluer en liberté était une grande première pour moi, et j’ai été surprise par leur malice. Je m’apprêtais en effet à manger une madeleine encore emballée, quand un singe hurlant et portant son petit a voulu se jeter sur moi. Très impressionnant ! J’ai compris, un peu trop tard, que les singes étaient en fait voleurs, et qu’ils n’hésitaient pas à s’emparer de tout ce que les touristes laissaient à portée de leurs mains : sachets de brioche, sacs à mains, portables… Les touristes, un peu maladroitement, s’en donnent à coeur joie et les attirent, à leur péril, en leur tendant bananes ou toute autre nourriture qui pourrait les appâter. Un jeu dangereux !

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Le parc est très grand, assez pour ne pas ressentir la Golden Week. Nous avons pu gravir les 3878 marches en 2h30 et observer, depuis le sommet, un panorama exceptionnel. Le temps était idéal, pas trop chaud ni trop pluvieux et la vue : à couper le souffle !

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Le lendemain, nous nous sommes rendus en haut des montagnes Na’vi par télécabine. Un spectacle vertigineux qui nous a fait traverser les nuages. Le temps pluvieux ne nous a néanmoins pas épargné quelques glissades lors de la descente.

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Si vous n’avez pas le vertige et que vous réservez à l’avance, vous pourrez très certainement vous aventurer sur le pont en verre construit dans le parc 300 m au-dessus du sol et qui est d’une longueur de 430m.

Bref, si vous aimez la nature, la montagne, et les beaux paysages vous ne devez pas manquer ce parc naturel lors de votre voyage en Chine !

Le coût de l’entrée du parc est de 163 ¥ avec également une télécabine à 46 ¥ (prix étudiant).

Anne-Sophie Ply

Shanghaï, entre tradition et modernité

À l’image de la vision que l’on peut se faire de la Chine, Shanghaï a su conserver de sa culture et de son histoire de très beaux quartiers. Maisons typiques, temples bouddhistes ou encore gratte-ciels : je vous propose de découvrir quelques lieux qu’il ne vous faudra manquer sous aucun prétexte si vous venez en terre shanghaïenne.

Jing’an temple

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DSC_0867Situé dans le district de Jing’an, le temple de la Paix est un temple Bouddhiste fondé en 247 après J.-C. Ce temple m’a impressionné tant pour son architecture faite de bois, que pour la spiritualité qui s’en dégage.

De nombreux Chinois viennent s’y recueillir, saluer les dieux avec de l’encens, prier devant les statues des divinités bouddhistes, ou encore jeter des pièces dans une fontaine à l’entrée. Un lieu culturel qui m’a beaucoup marqué !

prix : 50¥

Yuyuan Garden

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DSC_0487Au centre de la vieille ville de Shanghai, le jardin Yuyuan est l’un des plus somptueux de Chine ! Rochers, étangs, jardin intérieur : ce lieu paisible en apparence est en réalité très touristique. À ne pas visiter les jours d’affluence.

prix : 20¥ pour les étudiants 

Quittons maintenant le jardin pour nous rendre au cœur de la vieille ville à quelques pas de là..

Vieille ville

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Il est plaisant de se perdre dans la vieille ville de Shanghaï, parmi les imposants pavillons dont les avant-toits sont relevés de manière gracieuse. Au détour d’une rue, on peut apercevoir le temple du Dieu de la Ville, qu’il me tarde de découvrir.

Le temple de Confucius est visitable non loin de là, pour seulement 10¥.

 

Qibao

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Qibao ou « les sept trésors » en Chinois, est une ville concomitante à Shanghaï, traversée par deux voies d’eau. C’est un endroit où se perdre dans les petites ruelles est un plaisir pour les yeux. Les odeurs elles, peuvent parfois être surprenantes, comme lorsque vous vous baladez dans une rue où cuisent des foies de canard.

 

Construite à la verticale, Shanghaï est aussi une métropole mondiale moderne, qui semble défier toutes les grandes villes du monde. La perle de l’Orient, a longtemps été occupée par d’autres pays : Français, Américains, Britanniques, Russes ou encore Japonais ont ainsi laissé leurs traces dans la ville (concession française, concession internationale…).

C’est seulement en 1992, après les guerres de l’Opium que le président Deng Xiaoping a décidé de relancer le développement de la ville pour qu’elle retrouve sa place de centre financier de l’Asie. 

Nanjing Road

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Bienvenue sur les Champs Elysées de Shanghaï ! Cette grande avenue haute en couleurs s’étend sur cinq kilomètres, et passe par People Square, la place centrale du coeur de Shanghaï.

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Le Bund

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Le Bund, ou littéralement « rive boueuse » est un quartier très touristique jalonnant la riviere Huangpu. Le Bund est jonché de bâtiments issus de la colonisation, un style qui rappelle l’architecture des pays occidentaux. On y trouve surtout des banques, des hôtels ou encore des bars somptueux tel que le bar rouge, le plus fancy et somptueux dans lequel il m’a été donné d’aller !

Mais ce qui est le plus connu sur la promenade du Bund, c’est la vue sur le district de Pudong !

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Maintes fois, avant mon départ, j’avais imaginé ce paysage. La première fois que je m’y suis rendue, la pollution masquait les plus hauts grattes-ciels, ce qui atténuait le spectacle. Cependant, de jour comme de nuit, la vue est à couper le souffle !

Bien entendu, la liste des lieux à voir n’est pas exhaustive, il me reste tant à découvrir dans cette immense ville…

 

 

5 bonnes raisons de partir étudier en Chine

  •  Le dépaysement et l’ouverture d’esprit

Ce choix n’a pas été des plus faciles à faire : partir étudier pour la première fois à l’étranger à 9.528,61 km de chez moi pendant cinq mois, c’est un peu irréaliste ! Et pourtant, dans moins d’un mois, après près de 14h de trajet à destination de Shanghaï, je ferai un saut dans le futur de 6h.

Premiers pas en Asie, arrivée en Chine où tout m’est inconnu et sans nul doute, à peu près toutes mes certitudes seront balayées. Mais c’est aussi ça, que je recherche dans le voyage : me laisser surprendre, et ouvrir mon esprit à une autre culture, qui m’est à ce jour, encore étrangère.

  • Découvrir une culture, une histoire

Pendant mon séjour, j’espère en apprendre plus sur l’Empire du milieu : de sa gastronomie à son histoire. Mais surtout de l’histoire de Shanghaï, qui a eu une évolution très particulière par rapport au reste de la Chine.

À noter qu’une partie de la ville de Shanghaï est une ancienne concession Française et qu’environ 16.000 à 20.000 vivent dans cette ville actuellement (source : consulat de France à Shanghaï).

  • Un pays et une ville qui donnent le vertige

La Chine est l’un des pays les plus peuplé du monde avec 1,4 milliard d’habitants. Shanghaï en est l’exemple parfait puisque cette ville à elle seule compte plus de 24,15 millions d’habitants (source poulation data.net) et est, par définition la ville la plus peuplée de Chine. Shanghaï aurait presque retrouvé son statut de capitale financière de la Chine et son essor est tel que l’on pourrait l’assimiler au New-York de l’Asie. D’ailleurs les chiffres donnent le vertige, et il y a de quoi ! Si je monte en haut de la Shanghai Tower, je pourrai cotoyer les nuages à 632 mètres de hauteur !

(Source : du.gensler.com)
  • Voyager et découvrir des paysages à couper le souffle 

Avec une superficie avoisinant les 9,5 millions de km² en Chine, en peut s’en mettre plein les yeux : Montagnes, déserts, fôrets tropicales, Grande Muraille, palais, temples, cités anciennes fortifiées, villages en pierre…

C’est  le troisième pays le plus grand du monde, derrière la Russie et le Canada, mais devant les USA, le Brésil ou l’Australie.

Photo près de Shanghaï (source : http://www.unfrancaisapekin.com)
  • Vivre sur un campus.. à l’asiatique

Je vais étudier sur un campus international accueillant 70 000 étudiants dont plus de 4000 étudiants internationaux toutes disciplines confondues (chiffres de 2011). L’Université serait même classée en 18ème place dans le « QS World University Rankings Engineering – Civil & Structural’ 

  • (Bonus) : Pour les pandas !

Parce que je suis une fan inconditionnelle des pandas (roux et géants).

 

Mais aussi pour.. boire du thé, apprendre le chinois, découvrir de bons plats asiatiques, dépasser la barrière de la langue…

Bref, pour me laisser surprendre !

Et vous, êtes-vous déjà allés en Chine ? N’hésitez pas à me partager vos avis et bons conseils !