Lisbonne le temps d’un week-end

Quoi de mieux que departir dans le sud pour les vacances ?  Direction Lisbonne ! La capitale portugaise, dont j’avais entendu beaucoup de bien, m’intriguait parses beaux paysages, ses maisons colorées ! Et quoi de mieux quand on a l’opportunité de visiter avec une locale ? (Ola Ines)

L’incontournable quartier de Belém

DSC_0027Première étape au cœur de la gastronomie Portugaise à « la Antiga Confetaria de Belém » où sont confectionnées les traditionnelles Pasteis de Nata.

Le Monastère des Hiéronymites (une longue attente est à prévoir), est un des symboles de Lisbonne. Un lieu sublime, avec de très beaux jardins et une cour intérieuretrès photogénique. L’entrée est coûteuse, mais on peut bénéficier d’une remise de 50% en possession d’un justificatif étudiant. On peut également acheter un pass groupé qui permet l’accès au Belém (8€ monastère + tour Belém avec le tarif réduit).

À proximité de ce lieu, je vous recommande le restaurant à pitas Pao Pao Queijo Queijo.

Le Monument des Découvertes est une superbe sculpture qui honore les grands explorateurs du pays.

On peut de ce point longer la baie, pour se rendre jusqu’au Belém. Cette monumentale tour renferme en ses murs une ancienne et très oppressante prison, au sous-sol.On peut grimper ses escaliers pour bénéficier d’une vue imprenable sur Lisbonne ! En cas de forte chaleur, il est agréable de se rafraîchir en bas de la Tour.

Le château de Lisbonne

Il faut savoir que Lisbonne est une ville érigée sur sept collines et qui se trouve donc en reliefs. De ce fait, le château surplombe la ville, et je voici un aperçu de la vue depuis les murailles !

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Les ruelles de l’Alfama

Les noms de ces ruelles, en plaque d’azulejos, vous plongent dans l’architecture portugaise. Lieu de toutes les cartes postales, La « Puerta del sol » est à ne pas manquer ! Vous croiserez aussi le fameux tramway 28 qui est un symbole de la ville.

Ascenseur de Santa Justa

Cet ascenseur métallique de 45 mètres surplombe une petite rue de l’Alfama. C’est une attraction touristique que je ne vous recommande pas. Pour profiter d’une vue quasiment identique, il suffit de se faufiler dans un des magasins avoisinant le monument. Un ascenseur classique permet de se rendre sur un rooftop, avec un bar, et une vue similaire.

Aux Champs-Elysées !

Le saviez-vous ? Lisbonne possède ses propres Champs-Elysées, la « Avenida da liberdade ». Une artère qui mène tout droit vers un jardin labyrinthe. Du bout du jardin, vous pourrez profiter d’un super point de vue ! DSC_0583.JPG

S’évader de Lisbonne – Cascais, la balnéaire

Cascais est une station balnéaire située entre 40 et 50 minutes en train de Lisbonne. Le cœur historique, les maisons et les paysages sont splendides. De petites criques paradisiaques donnent envie de se baigner dans une eau transparente, mais très froide !

S’évader de Lisbonne – Sintra et ses châteaux dans le ciel

Située à 50 minutes de train de Lisbonne, Sintra est célèbre pour ses très beaux châteaux, et notamment l’incomparable château de Pena. Pour la modique somme de 12,50€ on peut le visiter, bien qu’il soit souvent bondé, ce qui ne permet pas d’avoir une grande liberté de déplacement. J’étais donc contente du lieu qui était très joli, mais tout de même assez déçue de la visite.

Où se loger ?

Je vous recommande le quartier de l’Alfama ! J’avais loué un air bnb très abordablesdans l’une des petites rues du quartier, à proximité de la« Praça do Comércio ». Bien qu’implanté dans un quartier très touristique, ce logement m’a permis de découvrir une majorité de la ville à pieds !

À faire :

  • Manger dans un restaurant et assister à un concert de Fado. Le Fado est un genre musical mélancolique originaire de Lisbonne même.
  • Boire une « Ginjinha », liqueur de cerise dans un shot en chocolat !
  • Expérimenter le food-court de Cais do Sodre
  • Fouler la Pink Street, très active le soir, avec ses bars
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Ginjinha

Ce qu’il faut savoir avant de partir :

  • Dans les restaurants, vous payez ce que vous consommez ! On vous apportera systématiquement du pain, des beignets de morue, ou autre spécialité locale. Libre à vous de toucher ou non à ces assortiments ! L’eau se vend à la bouteille.
  • Comme dans toute ville touristique, méfiez-vous des restaurateurs trop insistants : les meilleures tables sont souvent celles où on ne vous sollicite pas.
  • Les transports en commun sont peu coûteux au Portugal
  • En été, les lieux touristiques sont très fréquentés (surtout par des Français). Il faut prendre son mal en patience !

Le point historique !

Un séisme a ravagé Lisbonne en 1755. Il a tout détruit sur son passage et a coûté la vie à plus de 50 000 personnes. Le roi et sa famille survécurent néanmoins au séisme, car il s’était absenté de la ville ce jour-là. Les bâtiments qui ont été construits par la suite sont anti-sismiques. Cet événement a eu une influence sur les penseurs des Lumières, et a suscité des débats pour comprendre l’origine, supposée divine, du désastre.

Anne-Sophie Ply

 

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Berlin en hiver

J’ai eu l’occasion de découvrir Berlin pour débuter l’année 2019 entre amis. L’opportunité pour moi de connaître cette ville du centre de l’Europe, dont j’avais beaucoup entendu parler pour ses dimensions culturelles, festives et urbaines.

Un Nouvel an à Berlin

Je n’ai pas manqué l’occasion de fêter la nouvelle année dans la capitale allemande, afin de profiter de l’ambiance locale. Et nous avons été surpris ! Les Berlinois se transforment en véritables artificiers à l’approche de la Saint Sylvestre, et font exploser pétards et artifices tout au long de la nuit… dans chaque coin de rue, c’est très impressionnant !IMG_7437
À minuit, cette cacophonie de pétards se mêle au feu d’artifice « officiel », au-dessus de la Porte de Brandebourg, où s’enchaînent les concerts. Si, comme nous, vous cherchez un endroit pour dîner à la dernière minute, sachez qu’il n’est pas compliqué de trouver un restaurant (abordable) où dîner dans le centre-ville.

Aux périodes des fêtes, Berlin revêt ses plus belles lumières. On peut découvrir de nombreux marchés de Noël à travers la ville, et notamment au niveau d’Alexanderplatz, avec une piste de luge, une patinoire, et un marché de Noël traditionnel vers Zoologischer Garten.

Si vous visitez Berlin, ses dimensions culturelles et historiques ne vous échapperont pas. Forte de son histoire, on peut visiter bon nombre de monuments commémoratifs. Les Berlinois sont très sympathiques, et parlent bien anglais. Mais accrochez-vous bien si vous visitez Berlin en hiver : les températures sont la plupart du temps négatives, et le froid, glaçant.

Berlin, ville d’histoire

Le mur de Berlin et son mémorial

mur berlin.jpgOn connaît à Berlin son mur historique, dressé de 1961 à 1989 pour séparer les Allemands de l’Ouest et de l’Est. Quand on parcourt la ville, les traces de ce mur sont aujourd’hui quasi inexistantes (Checkpoint Charlie, East Side Gallery..), et pourtant, c’est dans le quartier culturel de Mitte qu’on peut découvrir un tronçon du mur conservé dans son intégralité. Non loin de ce tronçon se trouve un parc commémoratif et le mémorial qui nous retrace cette partie glaçante de l’histoire berlinoise.

La East Side Gallery

Cette parcelle du mur de Berlin a été transformée en exposition ouverte permanente, avec plus de 180 peintures d’artistes internationaux. Une belle visite qui s’étend jusqu’au pont Oberbaumbrücke.

Mémorial commémoratif aux Juifs assassinés d’Europe

D’importantes stèles ont été construites en 2005 en hommage aux Juifs assassinés et déportés pendant la guerre. Je n’ai pas pu visiter le musée, en raison des fortes affluences, mais l’édifice construit en relief est impressionnant.

Le Reichstag

Ancien palais, dont la rénovation a été financée grâce à la victoire de l’Allemagne contre la France en 1870, le Reichstag est le symbole du pouvoir allemand à travers les siècles. Les plus prévoyants d’entre vous pourront monter dans la coupole, à condition de réserver un ticket gratuit en avance !

Reichtag

Berlin, ville culturelle

La Tour de Télévision

Impressionnante par sa hauteur, la Tour de Télévision permet, grâce à son observatoire, d’avoir une vue sur l’ensemble de la ville. Cependant, je ne vous conseille pas sa visite, en raison de la longue file d’attente (compter 1h à 2h) et de l’entrée assez coûteuse (16,50€ plein tarif, 20% de réduction tarif étudiant) pour une vue loin d’être exceptionnelle…

L’île aux Musées

ile aux musées.jpgJe ne l’ai fait que de nuit, et dans des conditions météo pas très agréables, car la grêle s’est invitée. Mais il ne faut pas omettre de visiter ce bel endroit, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

 

Templehoff

L’aéroport de Templehoff, désaffecté depuis 2008, est aujourd’hui un parc où les Berlinois viennent se balader et pratiquer des activités. Ce matin là, la neige tombait, ce qui a rendu la visite tout simplement magique !

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Le château de Charlottenburg

Tenant son nom de la reine Sophie-Charlotte, amie du philosophe Leibniz, ce palais est le plus somptueux de Berlin. On peut se promener près du château de Charlottenburg et se rendre dans son parc figé par le vent glacial de l’hiver.

Que serait un voyage, sans ses découvertes culinaires ?

Côté gastronomie, j’ai pu tester la traditionnelle saucisse accompagnée de ses frites : le currywurst (plutôt deux fois qu’une) !curry wurst
Pour accompagner ce plat, je vous recommande la Berliner Weisse (bière verte à base de plantes), qui se boit comme un jus de fruit, car elle n’est pas très forte. La révélation culinaire de mon séjour, ce sont les délicieux kebab turcs qu’on peut déguster un peu partout dans la ville, à des prix défiants toute concurrence et qui sont, paraît-il, les meilleurs d’Europe ! Je n’ai pas pu m’empêcher de m’accorder une pause gourmande au Hard Rock Café berlinois, réservée quelques jours à l’avance…

Notez bien qu’à Berlin, les pourboires sont de rigueur, bien qu’ils soient exclus de la note. Comptez au minimum 10% de la note totale en pourboire.

J’étais très heureuse de découvrir la ville de Berlin, qui était magnifique, illuminée aux couleurs de l’hiver. Mais n’oubliez pas que plus qu’ailleurs, à Berlin, l’hiver est glaçant !

Anne-Sophie Ply

Deux semaines au Japon

Il était environ 7h quand nous sommes arrivés au pays du Soleil Levant. Et ce matin-là, il portait bien son nom. Les rayons du soleil éclairaient d’une beauté intrigante la baie de Tokyo et l’aéroport de Narita, où l’avion s’est posé.

À l’aéroport j’ai d’emblée été surprise de l’accueil, de la propreté, et du respect dont font part les Japonais. Et puis forcément, un élément a rendu mon séjour plus agréable.

toilettes japonnaises

toilettes japonnaisesOui, ce bijou de technologie est implanté partout partout au Japon. Et je peux vous dire qu’en échappant à la catastrophe des toilettes chinoises, j’ai tout de suite trouvé dans les toilettes japonaises mon plus grand réconfort : siège chauffant, hygiénique, musique d’ambiance, jets d’eau.. un vrai jeu pour enfant.

Trêve de plaisanterie, je voulais vous parler de mon expérience au Japon, qui s’est déroulée en janvier 2018. J’y suis partie à la fin de mon semestre d’études à l’étranger, à Shanghaï. Les billets étant bien moins coûteux qu’au départ de la France (environ 200€ aller, puis retour vers Hong-Kong). Ce voyage s’est déroulé sur deux semaines et demi, organisées suivant la logique du Japan Rail Pass, qui permet, grâce à un forfait, de voyager entre les différentes villes en train et de prendre quelques lignes de métros à Tokyo ou à Kyoto. Et pas n’importe quels trains : les Shinkansen, voyageant à grande vitesse non bruyants et au top de la ponctualité. Même s’il peut paraître cher, ce pass est essentiel pour voyager au Japon, et est rentabilisé dès un aller-retour Tokyo/Kyoto. Donc ça vaut vraiment le coup ! Côté budget logement, le Japon est un pays assez onéreux, et pas si loin du coût de la vie parisienne. On peut néanmoins tomber sur de belles offres de logement lorsqu’on voyage en dehors des saisons très touristiques, et faire des économies sur la nourriture, en déjeunant dans les épiceries Konbini, par exemple (ce qui n’exclut pas de se régaler).

Voici le programme du voyage :

  • 4 jours à Tokyo : avec une excursion à Nikko
  • 5 jours à Kyoto : avec deux excursions à Osaka et Nara
  • 3 jours à Hiroshima : avec une excursion à Miyajima
  • Puis un dernier jour à Tokyo, le temps du voyage et de quelques dernières découvertes

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En tout, 14 jours et 7 villes parcourues ! Chacune était unique, avec ses lots de surprises. Le Japon est un pays culturellement très riche, où on peut découvrir une gastronomie atypique. Et les Japonais sont, malgré leur discrétion, très polis et agréables. En quelques mots et quelques images, voici lieux marquants de mon voyage (et il y en a eu beaucoup).

Tokyo, l’insaisissable

La capitale du Japon compte plus de 13 millions d’habitants, et forme l’aire urbaine la plus peuplée du monde. Elle reste une ville tout à fait agréable, respirable, peu polluée (par rapport à la Chine) où il fait bon se balader ! Il faut savoir que les transports sont néanmoins bondés aux grosses heures d’affluence, et il vaut mieux les éviter à ces moments là.

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Les quartiers de Tokyo sont tous plus agréables les uns que les autres. Ce qui est certain, c’est qu’ils ont tous leurs attributs qui font de leur découverte, des moments inoubliables. Par exemple, connaissiez-vous l’histoire émouvante d’Hachiko ? Chien célèbre au Japon pour avoir attendu son maître devant la gare de Shibuya, pendant 10 ans. Une statue a été érigée en son honneur !

 

Tokyo Sky Tree
Tokyo Skytree
Geisha, Tokyo
Geisha dans le quartier culturel de Ueno
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Enseigne SEGA dans le quartier de Akihabara
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Vue sur le quartier de Ryogoku, avec la célèbre flamme d’or

Kyoto, la culturelle

Kyoto, c’est la ville de la paix, de la tranquillité, des palais et sanctuaires bouddhistes ! On peut y visiter la mystique forêt de bambous d’Arashiyama, très belle lorsque les rayons du soleil s’y infiltrent. Ou encore des sanctuaires reposants tels que le Tenjiu ji Temple, bâti en 1339, et reconstruit malgré plusieurs incendies. Il est historiquement le 1er jardin zen japonais.

On peut faire un peu de randonnée et accéder à Iwatayama, une forêt qui héberge les « Japanese Monkeys » ou « Snow Monkeys », une espèce de singe qui vit dans les zones froides, et qui a l’habitude de se prélasser auprès des sources d’eau chaude « onsen », pour se réchauffer. À l’approche du sommet, un peu comme dans Princesse Mononoké, on peut apercevoir les singes se balader de branches en branches. En tant qu’amoureuse des animaux, autant vous dire que c’était un super moment. Ils se nourrissent essentiellement d’araignées, et de petits serpents, mais se régalent également avec des cacahuètes données par les visiteurs. Mais ici, ce sont les humains qui sont en cages !

Monkey Park Iwatayama in Kyoto

Comment quitter Kyoto sans visiter le Pavillon d’or ? Bon, même s’il est très beau : on en a vite fait le tour !

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Temple Kinkaku-ji

Osaka, la délicieuse !

Osaka est connue pour être LA capitale gastronomique du Japon. Ses ruelles ne manquent pas d’attractions touristiques pour promouvoir les spécialités japonaises : crabes géants en mouvement et autres fantaisies sont là pour vous régaler ! Bon, personnellement mon expérience « gastronomique » s’est conclue par une indigestion. Mais c’est vrai que c’était bon ! 

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Château d’Osaka

Le château d’Osaka, même s’il était très beau, n’est pas super intéressant ! En revanche, le musée d’Osaka est assez sympa à visiter ! Il a été le lieu de découvertes archéologiques lors des fouilles du palais de Nabila dans les années 50. Dans ce musée, on peut découvrir les traditions japonaises de l’Antiquité au Moyen-Âge (Époque d’Edo).

Nara, la religieuse

Cette ville m’a marqué pour la présence de ses cerfs shika en totale liberté, à la porte des temples et dans le grand parc de la ville. Ces petits gloutons n’hésitent pas à venir importuner les touristiques qui auraient en leur possession des « deer cookies ». Ce qui permet aussi aux visiteurs d’approcher ces messagers des Dieux (tels qu’ils sont considérés, à Nara). Les cerfs traversent les routes, se baladent à leur bonne volonté, et prennent possession des commerces (et c’est très drôle à voir) !

Mention spéciale au sanctuaire shinto Kasuga Taishai et son allée de lanternes de pierre, qui rendent la visite des cerfs mystique et enchantante. Personnellement, j’ai été très touchée par cette ville authentique, dont je suis tombée amoureuse !

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Sanctuaire shinto Kasuga-Taishai

Hiroshima, l’émouvante

Je vous dit tout sur mon article consacré à Hiroshima, la ville de la paix.

Miya-jima, la sacrée

Apothéose et coup de coeur ultime pour l’île de Miya-jima ! Si vous vous y rendez, ne manquez pas le sanctuaire d’Isukushima, et son grand Torii, au beau milieu de la mer.

Le grand temple ésotérique Daisho-in, et ses étonnantes statuettes, représentations de Buddha.

Vous pourrez là aussi tomber nez à nez avec des cerfs pendant votre visite.

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Cerf à Miya-jima

N’hésitez pas à déguster les gâteaux typiques en forme de feuilles d’érable : les Momiji Manju, un délice produit sur l’île ! Anecdote étonnante de cette journée à Miya-jima : l’île est jumelée avec le Mont-Saint Michel depuis 10 ans.

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Momiji Manju

Vous l’aurez compris, ces deux semaines au Japon étaient incroyables. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce pays. En tous cas moi j’y retournerai ! 😉

Anne-Sophie Ply

Chine, les dessous de la censure

Pour mon cours de Network Communication, un jour, j’ai voulu choisir de parler de la Chine vue à travers les médias Français. Je me suis documentée sur le sujet, et j’ai répertorié les articles parlant de la Chine en octobre 2017 : les médias français n’employaient pratiquement que des termes négatifs pour évoquer la Chine. Entre censure du président Xi Jinping, internet contrôlé, domination internationale, les médias français m’ont fait ressentir la crainte internationale de cette casi-dictature chinoise. Est alors apparue la peur de traiter ce sujet : et si mon professeur trouvait ce sujet déplacé ? Et s’il prenait mal les termes négatifs que je devrais alors traduire de la manière la plus objective possible ?

Vivre dans un pays censuré

Il est vrai qu’à l’approche du PCC (congré du parti communiste chinois), lors duquel le président Xi Jinping devait être réélu à sa suite, les réseaux sociaux étaient très contrôlés, censurés, et nous en avons ressenti jusqu’à des difficultés à connecter nos VPN, pourtant basés en France. Et oui, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux sont interdits en Chine : byebye Facebook, Twitter, Instagram, .. Whatsapp est lui-même devenu un objet de la censure en ce mois d’octobre 2017. Si les VPN ne posent pour l’instant pas de soucis particuliers aux ressortissants étrangers, sachez qu’ils sont causes au mieux d’un avertissement ou au pire de peines de prisons dans certaines régions de la Chine (comme dans le Xinjiang). Motif de la condamnation ? « Vouloir consulter ce qui existe en ligne en dehors de la Chine ».

Alors que les médias français parlent de « régression des droits de l’homme », « changer la Chine avant qu’elle nous change », « suprématie absolue » .. comment oser critiquer l’image d’un homme au pouvoir, Xi Jinping, dans un devoir pour un examen final ? Il faut dire que les chinois ont un esprit très étriqué concernant leur gouvernement : éduqués sous la « Mao-mania », un homme qu’ils adulent encore religieusement.

Oncle Xi n’y va, après tout, pas avec demi-mesure : ambitionnant de devenir le nouveau Mao Zedong (puissance 2), celui-ci oblige même les membres de son Parti à regarder un documentaire passant à la télévision publique nationale sur ses exploits, et les citoyens à bien se comporter moyennant leur note sociale. Souhaitant gagner en autorité, et allant même jusqu’à vouloir assurer sa suprématie mondiale, les faits affichés par les médias français sont vertigineux : 1,3 millions de fonctionnaire punis pour corruption ou encore bloggeurs condamnés et emprisonnés pour un message déplacé ayant fait plus de 5000 vues ou plus 500 retweets.

Le président n’a apparemment pas la volonté de censurer les médias, juste d’établir un « nouvel ordre mondial ». Listé 176esur 180 pays au classement de la liberté de la presse, la Chine a beau garantir la liberté de parole dans sa constitution, il faut garder en mémoire qu’un Prix Nobel de la Paix réclamant ces libertés et emprisonné en Chine, est mort en prison.

Dépasser nos a-priori

Si nous entendons parler de la Chine en occident, c’est malheureusement souvent d’un point de vue négatif. Ce pays éloigné nous effraie souvent de par son gigantisme et ses évolutions, mais n’oublions pas que malgré la barrière culturelle se trouve un pays prêt à relever tous les défis de demain, dont nous avons beaucoup à apprendre : avancées technologiques, moyens de communication, réseaux sociaux, tourisme…

Bien heureusement il est, malgré la censure permanente, assez facile de se connecter via un VPN sur Google ou encore nos réseaux sociaux favoris en Chine. D’ailleurs, les chinois eux-mêmes se créent des compte sur Instagram, et parfois Facebook. N’oublions pas l’usage de WeChat, le réseau social favori des chinois est possible pour communiquer à l’international. Application de messagerie instantanée, outil marketing pour de nombreuses marques.. il n’en est pas moins une extension de l’identité des chinois : allant jusqu’à servir de carte bleue au quotidien, ou de passeport parfois.

Anne-Sophie Ply

Hiroshima, la ville de la paix

6 août 1945

C’est à 600 mètres du sol que la bombe a explosé ce 6 août 1945, faisant 140 000 morts. En à peine quelques secondes, 76 000 buildings et 92% de la ville ont été détruits. Jusqu’à 3,5km de l’épicentre, la bombe de lumière s’est répandue et a fait disparaître les habitants dont il ne restait plus que des ombres, peintes sur les murs. La bombe a formé des cratères jusqu’à 27 km de distance. Les radiations ont fait effet immédiatement, causant leucémies, cancers, fièvres, diarrhées, et débouchant sur des complications, quelques années après.

Ces chiffres sont dramatiques, et le musée mémorial de la bombe A nous le rappelle. Il nous dresse aussi l’histoire de l’arme nucléaire, et nous raconte, impartialement, les événements qui ont conduit les USA à déployer cette arme destructrice au-dessus de la ville militaire d’Hirsohima. Un devoir de connaissance de l’histoire, et d’éducation, pour que jamais plus un tel événement ne se reproduise.

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Hiroshima in Ruins

 

 

 

 

 

Dans les années suivant la guerre, la ville d’Hiroshima s’est engagée pour la réduction des armes nucléaires. Malgré cela, 456 tests nucléaires ont été menés entre 1949 et 1989.

Le dôme de Genbaku

Le dôme de Genbaku

Construit en 1915 par Jan Letzel, ce bâtiment était à la fois une préfecture commerciale et un centre d’exposition. Très proche de l’épicentre de la bombe A, ce dôme ayant subi l’explosion a la verticale est resté debout. Le dôme a été préservé jusqu’en 1667, et classé au « World Heritage » en 1996, comme monument de la paix. Aujourd’hui, c’est le plus impressionnant vestige de la ville.

« Nuclear weapons and humankind cannot coexist indefinitely.. »

Le monument des enfants
Monument commémoratif pour Hiroshima
Bell for piece

 » As a symbol of Hiroshima Aspiration: let all nuclear arms and wars be gone, and the nations live in true peace! May it ring to all corners of the earth to meet the ear of every man… »

Hiroshima, comme si de rien n’était

Aujourd’hui, pas moins d’un million d’habitants occupent cette ville rajeunie, où des buildings immenses sont dressés ! Malgré sa forte population, Hiroshima reste une ville à taille humaine, dans laquelle il est facile de se déplacer à pied.

le château d’Hiroshima

Le château historique d’Hiroshima bâti en 1589 par la famille Terumoto, a été en partie reconstruit après la guerre. Dans le musée du château on peut voir des restes de l’ancien château, des reconstitutions d’ornements expliquant l’histoire de la ville.

Anne-Sophie Ply

Voyager sans préjugés

Je suis partie au Japon comme on part faire ses courses : avec une liste de choses à voir, mais sans grande attente.

Il faut dire que la Chine, l’un des plus grands pays du monde, m’avait régalé pendant 5 bons mois… Et que l’exotisme du voyage faisait partie de mon quotidien. Et pourtant, une fois la douane franchie, je me suis prise l’une des plus belles claques de ma vie. Bienvenue au paradis, j’ai nommé : le JAPON !

Déjà Tokyo. Tokyo ? Si on m’avait dit un jour que j’irais à Tokyo… Alors ça, je ne m’y attendais pas. Et puis, des humains polis, beaux, éduqués, discrets, élégants (qui ne poussent pas dans le métro). Des toilettes chauffées. Une ville qui s’étend à perte de vue, mais qui semble s’arrêter au pied du Mont Fuji. Le Japon, ça m’a pris au trippes, si bien que je m’y suis sentie chez moi dès le premier jour. Le premier jour de deux supers semaines que j’ai pu vivre au rythme nippon. Un bonheur sans nom !

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J’ai mis quelques très longs mois (allez je l’avoue, presqu’un an) avant de publier ces quelques articles pré-écrit lors de mon voyage au Japon, qui s’est déroulé en janvier 2018. Mais pas un mois ne s’est écoulé sans que je ne pense à ce si doux voyage. J’espère que ces articles vous plairont, et qu’ils vont retranscriront la beauté et la paix de ce pays.

Anne-Sophie Ply

Une page blanche

Texte écrit dans le cadre d’un cours de Sens et écriture, sur le thème de la page blanche. 2018.

Il était presque minuit, mon cerveau engourdit de fatigue ne trouvait pas l’inspiration devant cette si vaste page blanche : vide de mots, vide de sens, mais d’une beauté déconcertante. De sa clarté neutre, la page devant moi devenait de plus en plus glaciale formant une paroi de verre qu’il m’était impossible de briser de ma si douce plume. Sous la pression du temps qui passe, mon bras qui si souvent tremblait, tout à coup se paralysa. Pourtant je devais écrire : un mot, un vers, une phrase… Mais rien, non rien ne me venait. L’angoisse de ce vide qui m’emportait me fila la chair de poule. Moi, qui n’avais jamais été à court d’inspiration, je vivais le pire syndrome qu’il soit. Le syndrome de l’oubli courait dans mes pensées, comme sur mon corps, et entachait ma liberté d’expression de toute forme qu’il soit. Face à cet effroi incommensurable, je n’avais pas d’autre choix que de me résigner. La nuit porte conseil m’a-t-on dit un jour. Et je ne pouvais que mieux dire, mes rêves m’avaient bien souvent guidé dans ma créativité, comme dans mes choix de vie. Je choisis alors de ne pas résister au sommeil qui m’emportait, laissant mon imagination empreinte à la créativité s’évader sur les dunes de mes songes. C’est une fois que Morphée m’eut subitement enrobé de ses bras, que je vis la page blanche, impassiblement dressée devant moi. Je pu la toucher : glacée et d’une blancheur inégalée, enivrante, hypnotisante, la feuille d’une pureté infinie jonchait devant moi. Même si sa consistance semblait vide, je savais qu’elle n’était que matière : sinon n’aurais-je jamais vu qu’une immensité de noir ou le néant ? Or ce que je percevais était bien blanc. Je me suis demandée si tout cela était censé, mais j’avais conscience de cette vision. Et par cette conscience je me donnais le pouvoir d’exister et donc d’écrire. C’est de cette intuition que tout a commencé. Sur le fil de mes rêves, j’ai esquissé un premier dessin et j’ai fait éclore un texte à propos de cette page blanche, par le simple acte de ma pensée. Car au fond de moi j’avais tout compris : la page blanche s’écrivait sur le fil de ma perception.

 

Lorsqu’une page blanche se présente à nous, c’est toujours une opportunité. Une opportunité de faire, d’écrire, d’agir car la page blanche est la métaphore du temps que nous traversons. La page blanche est l’image mobile de l’éternité qui nous échappe. Nous avons alors deux choix : imaginer l’inventer, ou par fatalité la laisser s’écrire sur le fil de notre destinée.

 

À l’aube de notre vie, tout est encore possible. Nous pouvons dessiner sur la page blanche de toutes les couleurs, souvent des maisons et des ciels ensoleillés. Dans le bruit, l’extase et la joie, nous courrons, nous volons d’histoires en histoires. Légers, insouciants comme une feuille blanche tombant délicatement sur le sol. Nous prenons conscience enfin, de nos œuvres inventées sur le fil de notre imaginaire. Puis de bourgeons en bourgeons, nous remplissons cette feuille blanche de nos amours déchus, de notre patience qui s’en va parfois sur les chemins de l’école, et de notre créativité qui renaît les jours de printemps. Au fil de l’été, notre imaginaire se structure selon les codes parfaits de nos acquis, les jours éclatants de soleil. Pas question de déraper, de faire une tâche ou d’écrire entre les lignes, car cette feuille blanche devient notée. Nous la rendons parfois seule, parfois attachée de mille autres feuilles. Avant innocente et sincère, la feuille blanche se noircit peu à peu au fil de nos mots, et de nos caractères. Mais elle ne sera plus jamais aussi parfaite, paisible, élégante, sublime que lorsqu’elle était infiniment blanche. Nous l’écrivons pour nous, mais par les autres. Années par années, nous apprenons donc nous structurons. Cette feuille blanche acquière des lignes droites au gré des dictées et se transforme parfois en partitions. Elle donne un sens à nos vies, à nos aspirations, et une mélodie à notre musique. Elle est l’herbier que nous rendons en cours de sciences, le poème écrit un jour de pluie, ou le brouillon rose entaché de nos erreurs. Plus tard encore, la page blanche est le début d’un nouveau projet, d’une nouvelle vie. Elle est celle sur laquelle nous empilons les lettres. Tantôt elle nous permet de montrer patte blanche, tantôt nous n’y voyons même plus le blanc. Il serait avant tout question de prendre le temps de la regarder, d’oser la toiser et de la confronter. Mais nous n’avons pas le temps dans ce rythme effréné. La page blanche écrite au présent, s’inspire de notre passé, pour dévoiler notre futur. Si elle est écrite au passé, méfions-nous de nos regrets. Lorsque l’automne s’invite, ces milliers de feuilles noircies par le temps, prennent parfois la forme de souvenirs. L’été indien, nous remplit le cœur de joie, de bonheurs, d’amour. Et puis la feuille blanche revêt dentelles et jolis motifs, invitant au bonheur éternel. Parfois elle se précipite évitant de peu la déchirure, et elle se colorie, se transforme pour ne pas tomber de l’arbre. La page blanche invite à l’éternité, elle peut tout croire, tout imaginer. Elle est l’immensité des nuages qui traversent le ciel ce soir d’automne, prenant toutes les formes imaginables et invitant son spectateur à l’inventer. L’hiver, ces feuilles blanches, sont fondues par la neige. Le glissement de la dernière page du roman, se fait pressentir. Et comme la feuille blanche, nous choisissons de revenir en arrière un matin frileux, comme une vague qui après avoir atteinte la plage choisie de se retirer improprement. Parfois, telle une marée haute, nous aimons nous souvenir, de quelques jolies paroles écrites sur ces pages : il y a un mois, il y a un an, il y a un siècle. Et puis, un matin monotone le silence nous fait face. Nous avons acquis la sagesse pour écrire, et en un rien de temps la fumée nous emporte dans une magnifique énergie.

 

Cette feuille blanche était-elle blanche ou noire ? Il ne m’était finalement plus possible de le distinguer. Ce jour-là, je ne me réveillai pas. Cette vérité, m’avait, semble-t-il, coûté le prix de la vie. Car si la page fut blanche de pureté et d’innocence, de ma perception occidentale, elle ne l’était absolument pas pour d’autre contrées lointaines, où les feuilles ornées de fleurs blanches sont données en offrande aux Dieux. Ce blanc accru n’était autre que le reflet du deuil, et plus encore de la mort. La page blanche, si remplie et si vide à la fois, ne me faisait voyager qu’entre deux espaces divins : celui de la vie et celui de l’éternité. Pendant cette nuit infinie qui s’offrait à moi, je choisi de tout recommencer dans un ailleurs, dans un paradis. Recommencer à décorer cette feuille blanche de mes rêves d’enfants, les plus purs qu’il soit.

 

 

Les quatre merveilles de Pékin

Tout le monde connaît Pékin, alias Beijing (« le Royaume du nord » en chinois), pour sa Cité Interdite qui domine la place Tien’anmen ou encore pour la Grande Muraille que l’on peut visiter non loin de la ville. Mais bien d’autres lieux, dont on ne prononce pas forcément le nom, sont des incontournables à quelconque visiteur ira visiter la capitale de la Chine. Voici mon top 4 des merveilles que j’ai pu visiter à Pékin, en décembre dernier !

Le Summer Palace

J’ai passé une journée entière dans ce lieu, et j’ai pu visiter ses 290 hectares, et quelques 3000 édifices. Ce lieu m’a vraiment marqué, et je suis très heureuse de m’y être aventurée en hiver, car le spectacle des paysages glacés y était époustouflant.

Pour commencer la visite, un passage par la Suzhou Street, où des hommes tentaient de briser la glace.. au risque de tomber à l’eau !

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Le Palais d’été a été érigé en 1750 par l’empereur Qialong, et destiné à sa mère. Pillé par les Français et les Anglais pendant la guerre de l’Opium puis incendié sur ordre de ces derniers, il n’en demeure pas moins un lieu hors du temps.

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Devant chaque temple en Chine, il est commun de voir deux lions-dragons (un mâle et une femelle), à l’image de la photo ci-dessus, qui symbolisent la protection du lieu et des personnes qui le visitent. 

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Mais le clou du spectacle du Summer Palace, c’était sans doute le lac gelé, qui nous a tous laissé sans voix..

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Vue sur le lac gelé du Summer Palace

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La Cité Interdite

Ce majestueux palais qui surplombe la place Tian’anmen, s’étend sur 72 hectares. Ancienne résidence des empereurs, son nom vient du fait que le peuple ne pouvait pas franchir certaines portes de ce lieu.

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Devanture et intérieur de la Cité Interdite de Pékin

Cette cité symbolise la puissance des vingt-quatre dynasties Qing et Ming qui se sont succédées pour y habiter. 1999 pièces la composent, toutes plus belles que les autres, et même si la visite dure des heures, la Cité Interdite garde encore bien des secrets et des parcelles du lieu ne sont pas visibles.  Ne vous méprenez pas du soleil trompeur sur les photos, le vent y était glacial !

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Intérieur de la Cité Interdite, et porte interdite

Au nord de la Cité Interdite, on peut observer la Colline de Charbon, constituée des restes de constructions de l’édifice.

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Vue s’ensemble de la Cité Interdite, depuis la Colline du Charbon

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Les Hutongs

À Pékin, on peut se perdre dans des quartiers.. et tomber sur les Hutongs ! Ce sont des réseaux de ruelles, et de maisons traditionnelles pékinoises que vous ne trouverez nulle part ailleurs. C’est un vrai plaisir de les découvrir après tant d’heures à les chercher.

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Les Hutongs, maisons traditionnelles de Pékin

Temple of Heaven

Le temple du Ciel est plus grand que la Cité Interdite. Destiné à l’Empereur considéré comme « le fils du Ciel », et bâti au XVème siècle, il était le lieu de nombreux sacrifices. Salles de prières pour de bonnes moissons, autel du ciel… ce lieu a été pensé pour relier le ciel et la terre par des symboliques qui se retrouvent dans l’architecture des lieux. Quatre colonnes centrales représentent les quatre saisons, douze piliers centraux les douze mois, même les signes du zodiaque ont leur symbolique !

 

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Temple of Heaven

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Anne-Sophie Ply

 

 

Hong Kong, la ville cosmopolite

Je suis restée quatre jours à Hong Kong, quatre jours intenses où j’ai pu découvrir la ville et suivre son rythme effréné. Hong Kong n’est pas concrètement chinoise, mais on peut sentir l’influence directe de l’Empire du Milieu, tout comme son passé colonial. Ici, on parle aussi bien le cantonnais que l’anglais, et on croise une diversité de nationalités : Indiens, Malaysiens, Anglais, Français, Portugais…

Je vais vous présenter dans différents articles les lieux qui ont marqué mes visites lors de ces quatre journées ! Mais pour commencer, rien de mieux qu’un article historique pour comprendre le développement de cette ville d’Asie du Sud.

Hong Kong History Museum

Connue pour sa Skyline et ses projets impressionnants, la ville était à la base une région désertique. Dans ce musée, vous pouvez découvrir les rites et les cultures qui ont marqué le développement de la ville depuis l’époque préhistorique. C’est en découvrant Macao en 1498, que Vasco De Gama a contribué à la découverte de Hong Kong.

La Guerre de l’Opium

Comme Shanghai, Hong Kong est une ville qui a été fortement impactée par le commerce et la Guerre de l’Opium au 19e siècle. La couronne britannique avait ses principaux ports de commerce d’Opium à Hong Kong, et faisait beaucoup de profits. La guerre est survenue du désaccord entre les deux parties d’arrêter ce commerce. Le traité de Nankin, qui a mis  fin à la première guerre de l’Opium, conditionnait d’ailleurs, aussi bien à Shanghaï qu’à Hong Kong, l’occupation de la Chine par les colonies européennes. Les Britanniques ont occupé Hong Kong pendant 99 ans, et Hong Kong a finalement été rétrocédé aux Chinois en 1997.

 

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Les gouverneurs britanniques se sont succédés à Hong Kong pendant 99 années

L’occupation britannique a aussi contribué la cosmopolitisation de la ville : déjà en 1847, Hong Kong accueillait diverses populations (Indiens, Calaisiens, Eurasiens, Portugais..).

L’occupation japonaise

Les conquérants japonais ont d’abord envahi Shanghai, Pékin ou encore Nankin. Ils ont pu occuper Hong Kong au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor, le bombardement de la ville ayant contraint les Anglais à se rendre.

 

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The Peak

Festivals, carnavals et rites

On peut observer dans le Musée de Hong-Kong de nombreux décors et costumes utilisés lors d’événements symboliques de la culture chinoise.

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Les « Bun Mountains » (10 mètres de haut) ont été érigées pour un festival

Anne-Sophie Ply

 

La Grande Muraille de Chine

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Pour célébrer Noël, nous nous sommes rendus à Pékin, plus communément appelée Beijing (« Capitale du Nord »). Après (seulement) 2h de métro et 5h de train, grâce à la ligne grande vitesse qui relie les deux villes, nous sommes arrivés à destination, à plus de 1000 km de Shanghaï.

Expédition sur la Grande Muraille

La Grande Muraille est la fortification construite par l’homme la plus importante au monde (en longueur, en superficie et en masse). Classée depuis 1987 au patrimoine de l’UNESCO, elle traverse la Chine d’Est en Ouest, car elle protégeait dans le temps les Chinois des invasions mongoles. Cependant, on peut facilement accéder à plusieurs parties de la Grande Muraille depuis Beijing.

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Nous avons choisi de visiter Mutianyu, une partie certes rénovée de la Grande Muraille, mais qui présente l’avantage d’être la moins touristique et la plus facile à parcourir à pied.

Nous avions choisi, pour le peu de temps dont nous disposions aux alentours de la capitale, de choisir l’option « visite guidée » à bord d’un Van qui nous emmenait à différents endroits immanquables des alentours de Pékin.

Nous sommes donc montés par télésiège, limite de temps oblige, ce qui nous a offert des sensations extraordinaires et une vue impressionnante sur les montagnes où se faufile la Grande Muraille.

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Se balader sur la muraille de Chine était une expérience incroyable tant le paysage qui l’entoure est magnifique. Grimper des marches sur la Muraille de Chine relève parfois de l’escalade tant elles sont imposantes ! J’ai été surprise de constater qu’à certains endroits, le sol n’est pas droit.

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Nous sommes descendus de l’édifice en luge… Loin d’être une attraction qui dénature le paysage, la rampe de luge est plutôt discrète et vraiment très agréable. Moi qui n’était au début pas partante, je vous recommande l’expérience !

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Pour la grandeur de ce paysage et par la symbolique historique que représente la Muraille de Chine, cette journée restera l’une des plus belles et impressionnantes de mon séjour ! Je peux enfin le dire : j’ai vu l’une des sept nouvelles Merveilles du Monde. ✅

Anne-Sophie Ply