Athènes, une histoire antique

La capitale de la Grèce n’a rien à envier aux autres capitales européennes ! Lorsqu’on arrive par avion à Athènes, on aperçoit une ville faite de terre rocailleuse, bordée par la mer Egée, au bleu si intense. Beaucoup de bateaux aussi. Entourée de collines, vue directe sur l’Acropole, j’ai découvert le centre historique avec des yeux émerveillés. Le soleil tapait, les grillons chantaient (très fort), et la ville peu à peu se dévoilait…

Athènes, une histoire antique

On ne va pas se mentir, l’Acropole faisait partie de mes principales motivations à visiter le berceau de la civilisation occidentale. Mais en réalité, l’archéologie et l’histoire remplissent la ville où partout de multiples sites sont conservés.

Bibliothèque d'Hadrien

Si vous visitez Athènes en été, pour voir l’Acropole, il faudra se lever tôt ! Moins de foule, et moins de chaleur. Pour 30€, un billet combine entrée de l’Acropole, les Agoras, et plusieurs autres sites.

L’Acropole est un grand site situé au coeur de la ville moderne, en partie perché à 156 mètres au-dessus d’Athènes. On y trouve notamment le théâtre de Dionysos, partiellement rénové, mais que l’on doit imaginer avec une capacité de 17000 places, ou encore le théâtre « Odeon of Herod » qui abrite encore aujourd’hui le Greek Festival. D’autres ruines sont plus abstraites, et on peine un peu à les imaginer telles qu’elles pouvaient être à l’époque, comme le sanctuaire d’Asklepios et Hygiena, temple dédié à l’allégorie de la santé.

 

 

Et bien sûr, après avoir gravi quelques marches, on découvre les Propylées, une porte majestueuse, qui mène directement vers le très reconnaissable Parthénon. Il est entouré d’autres temples : le temple de Poséidon, appelé aussi l’Erechthéion, dédié à la prière, le Temple d’Athéna Niké, plus petit mais encore en bonne forme. Il était 9h lorsque nous sommes arrivés sur ce lieu. Et bien qu’il fasse très chaud en haut, nous sommes restés presque 2h à admirer ces lieux bercés d’histoire, chanceux de faire ces belles découvertes. Les vestiges sont impressionnants, et le sol, jonché de pierres justifiant d’un passé très riche.

 

 

Pour la visite, penser impérativement à mettre de bonnes chaussures. Le sol est fait de terre blanche, très fine, et de gros cailloux, très glissants. Du haut de l’Agora, on obtient un panorama très beau sur les contrebas de la ville d’Athènes.. de quoi en prendre plein les yeux en se retournant !

L’Olympieion ou Temple of Olympian Zeus  est le plus grand temple jamais construit à Athènes. Il ne reste plus que quelques colonnes debout, la plupart du temple s’étant effondré suite à un séisme au Moyen-Âge. Une des colonnes a été laissée couchée suite à une tempête plus récemment. C’est ce qui est appréciable en Grèce. On laisse les monuments face à l’épreuve du temps. On ne cherche pas à reconstituer, bien que les travaux de restauration et de conservation sont nombreux.

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L’Ancient Agora est magnifique. Et je pèse mes mots. Le temple d’Hephaestus trône face à un grand jardin jonché de ruines, avec une vue directe sur l’Agora et le temple d’Ezechtheion.

 

 

Le musée pour tout comprendre

L’entrée au musée coûte 10€. Mais sa découverte vaut largement le coût pour découvrir des œuvres retrouvées sur les sites archéologiques, datant pour certaines du Vè siècle avant J.C., mais surtout pour en apprendre plus sur l’histoire de l’Acropole. Il faut savoir qu’à partir du 9è ou 10è siècle, Athènes a connu de nombreux progrès, et atteint son apogée au 5è siècle avant J.C. Au carrefour de l’Europe, la ville avait une place importante dans le commerce et dans les affaires étrangères. Sans compter la démocratie, dont elle a posé les fondements.

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Musée de l’Acropole

La construction du Parthénon a duré 9 ans. Imaginé par le sculpteur Phidias, et commandé par Périclès. Le temple a connu de multiples histoires : un feu l’a d’abord dévasté au 6è siècle après J.C., il a été converti en Eglise puis en mosquée, en 1687 une explosion a eu lieu. Au 19ème siècle, l’ambassadeur anglais de Constantinople a fait enlever une partie des sculptures pour les transférer au British Museum.

 

 

Dans le musée, on peut découvrir les frises reconstituées à tailles réelles autour du Parthénon, des scènes de batailles entre un centaure et un homme, représentant le désaccord entre les sociétés humaines.

 

 

Sont aussi exposées quelques statues de culte de la déesse Athéna, présentes initiallement sur le temple Erechteion, dédié aux prières et aux offrandes. Elles auraient été envoyées sur terre par Zeus.

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Au sous-sol du musée, petit bonus : on peut découvrir depuis cette année un village sous terre. Canalisations, puits, entrée de maison sont facilement reconnaissables. Certaines maisons datent de l’Antiquité.

 

 

Filopappou Hill : une cerise sur le gâteau

À la tombée du jour, nous nous sommes lancés dans l’ascension de la colline de Philoppapos, l’un des points culminants de la ville qui permet d’avoir une vue panoramique d’Athènes. À son pied, on peut découvrir la prison de Socrate : une cave dans laquelle il a été emprisonné à cause de ses opinions religieuses. À chaque étape de la montée, nous apercevions le Parthénon, superbe ! Le coucher de soleil, nous a offert un spectacle digne de ce nom !

 

 

Mitropolis Athens Cathedral

Les Grecs sont orthodoxes. Dans les églises, la représentation du Christ n’est pas la même qu’en France, et les rituels semblent également bien différents. Dans les rues, on entend souvent de nombreux appels à la prière.

Mitropolis Athens Cathedral

Hellenic Parliament

C’est l’un des endroits où l’on peut assister à la très typique relève de la garde. Les soldats portent des uniformes insolites, claquettes sous la chaussures, et pompon. On peut assister à une relève de la garde moins touristique du côté de la maison du président.

 

 

National Parc

Un endroit recommandé pour une balade au frais.

 

 

Panathena Stadium Kallimarmaro

C’est le premier stade des Jeux olypiques modernes.

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Sans oublier le quartier de Plaka et ses chats, présents partout dans la ville.

 

 

Anne-Sophie Ply

Roadtrip en Europe de l’est : Prague

Troisième et dernière étape de notre voyage : Prague. Nous traversons une partie de l’Autriche et de la République Tchèque en train pour rallier Prague depuis Vienne. Le paysage nous laisse rêveuses, majoritairement constitué de forêts, où quelques maisons se perdent. Et puis nous découvrons, avec un peu de hauteur, les premières maisons et immeubles de Prague.

Prague en 2 jours et demi

On peut facilement se balader à pied à Prague, même si le confort du tramway local (assez peu fréquenté pendant nos quelques jours là-bas) est facilement accessible, à moindre coût.

Se lever tôt pour découvrir le Pont Charles au lever du soleil

Le Pont Charles est un haut lieu touristique Praguois, et j’avais lu de nombreuses recommandations de visiteurs indiquant qu’il fallait s’y rendre très tôt ou très tard, pour avoir une chance de pouvoir circuler sur le pont, hors de la horde de touristes. Ce pont, qui relie la vieille ville et le quartier du château, mesure plus de 500 mètres de long, 10 mètres de largeur, et sa construction a débuté en 1357 : un vieux monsieur !

Nous nous y sommes rendues vers 5h, dommage, il n’y avait pas beaucoup de soleil… mais tellement de place pour profiter du monument !

Découvrir la Cathédrale Saint-Guy, construite en 600 ans

La plus grande cathédrale du pays a été en construction de 1344 à 1929. Située dans l’enceinte du château de Prague, elle occupe une place importante et est très imposante par sa couleur grisâtre voire noircie à certains endroits. Une partie de l’intérieur de la cathédrale est gratuite.

Dans l’enceinte du château, on peut voir la Ruelle d’or, de petites maisonnettes colorées, où des artisans exposent. Bon plan : après 17h et la fermeture des commerces, on peut se rendre gratuitement dans cette ruelle, et la parcourir sans trop de foule !

Un point de vue exceptionnel sur Prague

Non loin du château, le Monastère de Strahov offre un point de vue incontournable sur Prague, et son écrin de verdure.

Découvrir la Tour Eiffel de Prague et le mémorial des victimes du communisme

La Tour de Petřín, c’est un peu la Tour Eiffel des Praguois. Pour monter la voir, il faut prendre son courage à deux mains et escalader la colline de Petrin (ou prendre le funiculaire).

Non loin de là, on peut découvrir le monument dédié aux victimes du communisme, une oeuvre saisissante et marquante, qui rappelle un sombre pan de l’histoire tchèque.

Le mur de John Lennon

« Peace », « All you need is love » : autant de tags qui rappellent les chansons de John Lennon. Un mur coloré et évolutif, où de nombreuses personnes se font photographier. Pas très loin, on peut aussi découvrir le Pub John Lennon avec un mur dédié au « Yellow Submarine ».

La Place de la vieille ville et ses abords

La Place de la vieille ville est entourée de très beaux bâtiments colorés. On peut observer la vieille horloge astronomique de Prague (1410), et voir défiler les douze apôtres toutes les heures.

 La maison qui danse

Parce que c’est un incontournable de Prague, il faut se rendre à la maison qui danse. Un bâtiment qui représente bien la ville (ici en travaux). Et il faut en profiter pour faire une balade le long de la rivière… en fin de journée, avec le coucher du soleil.

Une pause gourmande

IMG_9307Les knedliky : un accompagnement qui prend la forme de mie de pain, une pâte qui est servie en tranche avec un plat en sauce.

Le kürtoskalacs en Hongrie aussi appelé trdelnik en Tchéquie, est un très bon gâteau en forme de cheminée que l’on peut composer : coco, chocolat, vanille… et assortir d’une bonne glace ! Un dessert consistant pour une pause gourmande.

J’espère que ces petites idées de visites vous auront donné envie de découvrir Budapest, Vienne ou Prague. En tous cas, je ne pourrai avancer ma préférence pour l’une de ces trois villes car elles m’ont toutes les trois surprises, et j’ai beaucoup apprécié l’ensemble de mes découvertes.

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Anne-Sophie Ply

 

Roadtrip en Europe de l’Est : Vienne

Vienne : son architecture, ses arts, son raffinement. Quelle image en avez-vous ? Je peux vous assurer que cette ville vaut le détour. Nous y sommes arrivées en milieu de journée, et dès nos premiers pas dans la capitale de la musique, nous avons été éblouis par l’âme et la beauté de cette ville.

2 jours à Vienne

Forcément, avec une journée pleine à Vienne, et deux demi-journées pour visiter Vienne, pas question de perdre notre temps ! Nous nous sommes organisées pour découvrir la ville dite « historique » et le palais d’été des souverains de la dynastie Habsbourg. 

Le château de Schönbrunn

Grande admiratrice d’Élisabeth de Wittelsbach alias Sissi l’Impératrice, j’étais ravie de me rendre dans l’enceinte de la résidence d’été de sa famille. Nous avons commencé par acheter un billet pour découvrir 40 pièces du château avec audioguide (il est important de prendre les billets pour la visite le plus tôt possible, car le temps d’attente peu être long, nous avons attendu 2h en achetant notre billet à 9h30). Nous avons visité les jardins autour du palais, puis nous nous sommes réfugiées dans le château très frais contrastant avec la chaleur extérieure. La visite s’est révélée être une découverte très enrichissante et instructive pour en savoir plus sur la famille viennoise. L’audioguide était essentiel pour comprendre, et il faut parfois s’accrocher tant les liens familiaux sont complexes. Quelques pièces marquantes (photos interdites dans l’enceinte du château) : salon chinois avec de très belles porcelaines, chambre à coucher avec quelques argenteries d’époque, bureau de Sissi et salon de toilette, galerie des glaces… et même une pièce où Mozart est venu jouer dès l’âge de 6 ans !

 

Balade dans le quartier Innere Stadt

De la place Freyung,  en passant par Burgtheater, et jusqu’à Rathaus Park, le quartier ouest de Vienne est s u b l i m e ! Il faut se laisser porter au gré des ruelles, découvrir de temps à autres un palais caché, s’aventurer dans le passage Ferstel, ou s’accorder une pause (en été) au festival de cinéma plein air de Rathaus Park. De notre côté, nous avons opté pour un concert impromptu de musique classique dans une très belle église : Minoritenkirche chuch.

 

Découvrir le quartier historique

Un peu prises par le temps, nous avons décidé de consacrer une demi-journée uniquement au quartier historique : pas de visite de musées donc, mais une très grande balade sous la chaleur viennoise ! Pas de café, mais plutôt une bonne pause rafraichissante, dans les parcs, au pub, et dans les monuments de pierre, comme par exemple la cathédrale Stephansdom de style gothique et sa magnifique toiture aux multiples couleurs.

 

Quand l’architecture devient une oeuvre d’art

Ces jolies bâtisses d’artistes multicolores sont visibles à Hundertwasserhaus village non loin de la rivière de Vienne. Un peu plus haut, on peut aussi visiter le Kunst Haus Wien, un musée atypique. Ces petits coins sont vraiment sympas !

 

Le combo gastronomique

À Vienne, pensez à goûter deux spécialités : l’apple Strudel, le dessert incontournable, mélange entre le chausson aux pommes et la tarte aux pommes chez nous, et un plat à base de goulasch et de dumplings (pas les mêmes du tout qu’en Hongrie).

 

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Anne-Sophie Ply

Roadtrip en Europe de l’Est : Budapest

C’est au départ de Budapest que nous avons suivi les routes de l’Europe de l’Est, pour découvrir trois très jolies villes : Budapest, Vienne et Prague. 243km séparent Budapest de Vienne, et 333km séparent Vienne et Prague, des distances facilement accessibles en train ou en bus, en seulement quelques heures. Tout au long de notre périple, nous avons choisi de loger chez des hôtes, en Airbnb, et nous avons anticipé tous nos trajets au maximum. Ce qui nous sa permis de voyager à moindre coût et de ne pas avoir à nous soucier de l’organisation pendant notre périple.

2 jours et demi à Budapest

Il est très facile de parcourir la capitale de la Hongrie à pied. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions pris soin de prendre un logement au centre de la ville. « Buda » et « Pest » sont en réalité deux rives distinctes coupées en deux par le très imposant Danube, le second fleuve d’Europe. Les deux rives regorgent de très beaux monuments à voir ou visiter, dont voici la liste non-exhaustive :

Le parlement de Budapest

La visite de ce beau bâtiment est possible, ce que nous n’avons pas fait par manque de temps. En tous cas, c’est un vrai plaisir visuel de contourner le parlement hongrois, et se balader sur la place Kossuth Lajos tér, bordée de très beaux bâtiments, et où l’on peut assister à la relève de la garde.

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Le Bastion des pêcheurs et l’Eglise Matthias

Des remparts du Bastion des pêcheurs on peut avoir une vue incroyable sur la ville. Ne pas hésiter à payer pour grimper en haut de l’Eglise Matthias : du haut du clocher de l’Eglise on a une vue rêvée sur la ville, de tous les côtés !

Le château et ses beaux remparts

Idéal pour une pause fraîcheur, avant de se rendre dans la cour du château..

Szent Istvan Bazilika

À l’intérieur de cette basilique, on peut notamment trouver la mystérieuse main momifiée du premier roi d’Hongrie.

Les incontournables Ruin Bars

Ces bars installés dans des immeubles abandonnés sont souvent très grands. Nous sommes allées à « Instant & Fogas Haz », un vrai labyrinthe.. version Ruin Bar.

Les thermes de Széchenyi

Situées au nord-est de Budapest, ces thermes sont très grandes et proposent divers bassins, à différentes températures, des saunas et des bassins extérieurs. On peut facilement y passer une bonne après-midi : un vrai bonheur en été comme en hiver pour se délasser après une bonne journée de marche.

Ne pas oublier la gastronomie, et les plats copieux

À Budapest on mange et on boit bien ! Je vous recommande le très bon « Chicken Paprika with Dumplings » inégalable, même dans les pays voisins.

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Anne-Sophie Ply

Lisbonne le temps d’un week-end

Quoi de mieux que departir dans le sud pour les vacances ?  Direction Lisbonne ! La capitale portugaise, dont j’avais entendu beaucoup de bien, m’intriguait parses beaux paysages, ses maisons colorées ! Et quoi de mieux quand on a l’opportunité de visiter avec une locale ? (Ola Ines)

L’incontournable quartier de Belém

DSC_0027Première étape au cœur de la gastronomie Portugaise à « la Antiga Confetaria de Belém » où sont confectionnées les traditionnelles Pasteis de Nata.

Le Monastère des Hiéronymites (une longue attente est à prévoir), est un des symboles de Lisbonne. Un lieu sublime, avec de très beaux jardins et une cour intérieuretrès photogénique. L’entrée est coûteuse, mais on peut bénéficier d’une remise de 50% en possession d’un justificatif étudiant. On peut également acheter un pass groupé qui permet l’accès au Belém (8€ monastère + tour Belém avec le tarif réduit).

À proximité de ce lieu, je vous recommande le restaurant à pitas Pao Pao Queijo Queijo.

Le Monument des Découvertes est une superbe sculpture qui honore les grands explorateurs du pays.

On peut de ce point longer la baie, pour se rendre jusqu’au Belém. Cette monumentale tour renferme en ses murs une ancienne et très oppressante prison, au sous-sol.On peut grimper ses escaliers pour bénéficier d’une vue imprenable sur Lisbonne ! En cas de forte chaleur, il est agréable de se rafraîchir en bas de la Tour.

Le château de Lisbonne

Il faut savoir que Lisbonne est une ville érigée sur sept collines et qui se trouve donc en reliefs. De ce fait, le château surplombe la ville, et je voici un aperçu de la vue depuis les murailles !

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Les ruelles de l’Alfama

Les noms de ces ruelles, en plaque d’azulejos, vous plongent dans l’architecture portugaise. Lieu de toutes les cartes postales, La « Puerta del sol » est à ne pas manquer ! Vous croiserez aussi le fameux tramway 28 qui est un symbole de la ville.

Ascenseur de Santa Justa

Cet ascenseur métallique de 45 mètres surplombe une petite rue de l’Alfama. C’est une attraction touristique que je ne vous recommande pas. Pour profiter d’une vue quasiment identique, il suffit de se faufiler dans un des magasins avoisinant le monument. Un ascenseur classique permet de se rendre sur un rooftop, avec un bar, et une vue similaire.

Aux Champs-Elysées !

Le saviez-vous ? Lisbonne possède ses propres Champs-Elysées, la « Avenida da liberdade ». Une artère qui mène tout droit vers un jardin labyrinthe. Du bout du jardin, vous pourrez profiter d’un super point de vue ! DSC_0583.JPG

S’évader de Lisbonne – Cascais, la balnéaire

Cascais est une station balnéaire située entre 40 et 50 minutes en train de Lisbonne. Le cœur historique, les maisons et les paysages sont splendides. De petites criques paradisiaques donnent envie de se baigner dans une eau transparente, mais très froide !

S’évader de Lisbonne – Sintra et ses châteaux dans le ciel

Située à 50 minutes de train de Lisbonne, Sintra est célèbre pour ses très beaux châteaux, et notamment l’incomparable château de Pena. Pour la modique somme de 12,50€ on peut le visiter, bien qu’il soit souvent bondé, ce qui ne permet pas d’avoir une grande liberté de déplacement. J’étais donc contente du lieu qui était très joli, mais tout de même assez déçue de la visite.

Où se loger ?

Je vous recommande le quartier de l’Alfama ! J’avais loué un air bnb très abordablesdans l’une des petites rues du quartier, à proximité de la« Praça do Comércio ». Bien qu’implanté dans un quartier très touristique, ce logement m’a permis de découvrir une majorité de la ville à pieds !

À faire :

  • Manger dans un restaurant et assister à un concert de Fado. Le Fado est un genre musical mélancolique originaire de Lisbonne même.
  • Boire une « Ginjinha », liqueur de cerise dans un shot en chocolat !
  • Expérimenter le food-court de Cais do Sodre
  • Fouler la Pink Street, très active le soir, avec ses bars
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Ginjinha

Ce qu’il faut savoir avant de partir :

  • Dans les restaurants, vous payez ce que vous consommez ! On vous apportera systématiquement du pain, des beignets de morue, ou autre spécialité locale. Libre à vous de toucher ou non à ces assortiments ! L’eau se vend à la bouteille.
  • Comme dans toute ville touristique, méfiez-vous des restaurateurs trop insistants : les meilleures tables sont souvent celles où on ne vous sollicite pas.
  • Les transports en commun sont peu coûteux au Portugal
  • En été, les lieux touristiques sont très fréquentés (surtout par des Français). Il faut prendre son mal en patience !

Le point historique !

Un séisme a ravagé Lisbonne en 1755. Il a tout détruit sur son passage et a coûté la vie à plus de 50 000 personnes. Le roi et sa famille survécurent néanmoins au séisme, car il s’était absenté de la ville ce jour-là. Les bâtiments qui ont été construits par la suite sont anti-sismiques. Cet événement a eu une influence sur les penseurs des Lumières, et a suscité des débats pour comprendre l’origine, supposée divine, du désastre.

Anne-Sophie Ply

 

Berlin en hiver

J’ai eu l’occasion de découvrir Berlin pour débuter l’année 2019 entre amis. L’opportunité pour moi de connaître cette ville du centre de l’Europe, dont j’avais beaucoup entendu parler pour ses dimensions culturelles, festives et urbaines.

Un Nouvel an à Berlin

Je n’ai pas manqué l’occasion de fêter la nouvelle année dans la capitale allemande, afin de profiter de l’ambiance locale. Et nous avons été surpris ! Les Berlinois se transforment en véritables artificiers à l’approche de la Saint Sylvestre, et font exploser pétards et artifices tout au long de la nuit… dans chaque coin de rue, c’est très impressionnant !IMG_7437
À minuit, cette cacophonie de pétards se mêle au feu d’artifice « officiel », au-dessus de la Porte de Brandebourg, où s’enchaînent les concerts. Si, comme nous, vous cherchez un endroit pour dîner à la dernière minute, sachez qu’il n’est pas compliqué de trouver un restaurant (abordable) où dîner dans le centre-ville.

Aux périodes des fêtes, Berlin revêt ses plus belles lumières. On peut découvrir de nombreux marchés de Noël à travers la ville, et notamment au niveau d’Alexanderplatz, avec une piste de luge, une patinoire, et un marché de Noël traditionnel vers Zoologischer Garten.

Si vous visitez Berlin, ses dimensions culturelles et historiques ne vous échapperont pas. Forte de son histoire, on peut visiter bon nombre de monuments commémoratifs. Les Berlinois sont très sympathiques, et parlent bien anglais. Mais accrochez-vous bien si vous visitez Berlin en hiver : les températures sont la plupart du temps négatives, et le froid, glaçant.

Berlin, ville d’histoire

Le mur de Berlin et son mémorial

mur berlin.jpgOn connaît à Berlin son mur historique, dressé de 1961 à 1989 pour séparer les Allemands de l’Ouest et de l’Est. Quand on parcourt la ville, les traces de ce mur sont aujourd’hui quasi inexistantes (Checkpoint Charlie, East Side Gallery..), et pourtant, c’est dans le quartier culturel de Mitte qu’on peut découvrir un tronçon du mur conservé dans son intégralité. Non loin de ce tronçon se trouve un parc commémoratif et le mémorial qui nous retrace cette partie glaçante de l’histoire berlinoise.

La East Side Gallery

Cette parcelle du mur de Berlin a été transformée en exposition ouverte permanente, avec plus de 180 peintures d’artistes internationaux. Une belle visite qui s’étend jusqu’au pont Oberbaumbrücke.

Mémorial commémoratif aux Juifs assassinés d’Europe

D’importantes stèles ont été construites en 2005 en hommage aux Juifs assassinés et déportés pendant la guerre. Je n’ai pas pu visiter le musée, en raison des fortes affluences, mais l’édifice construit en relief est impressionnant.

Le Reichstag

Ancien palais, dont la rénovation a été financée grâce à la victoire de l’Allemagne contre la France en 1870, le Reichstag est le symbole du pouvoir allemand à travers les siècles. Les plus prévoyants d’entre vous pourront monter dans la coupole, à condition de réserver un ticket gratuit en avance !

Reichtag

Berlin, ville culturelle

La Tour de Télévision

Impressionnante par sa hauteur, la Tour de Télévision permet, grâce à son observatoire, d’avoir une vue sur l’ensemble de la ville. Cependant, je ne vous conseille pas sa visite, en raison de la longue file d’attente (compter 1h à 2h) et de l’entrée assez coûteuse (16,50€ plein tarif, 20% de réduction tarif étudiant) pour une vue loin d’être exceptionnelle…

L’île aux Musées

ile aux musées.jpgJe ne l’ai fait que de nuit, et dans des conditions météo pas très agréables, car la grêle s’est invitée. Mais il ne faut pas omettre de visiter ce bel endroit, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

 

Templehoff

L’aéroport de Templehoff, désaffecté depuis 2008, est aujourd’hui un parc où les Berlinois viennent se balader et pratiquer des activités. Ce matin là, la neige tombait, ce qui a rendu la visite tout simplement magique !

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Le château de Charlottenburg

Tenant son nom de la reine Sophie-Charlotte, amie du philosophe Leibniz, ce palais est le plus somptueux de Berlin. On peut se promener près du château de Charlottenburg et se rendre dans son parc figé par le vent glacial de l’hiver.

Que serait un voyage, sans ses découvertes culinaires ?

Côté gastronomie, j’ai pu tester la traditionnelle saucisse accompagnée de ses frites : le currywurst (plutôt deux fois qu’une) !curry wurst
Pour accompagner ce plat, je vous recommande la Berliner Weisse (bière verte à base de plantes), qui se boit comme un jus de fruit, car elle n’est pas très forte. La révélation culinaire de mon séjour, ce sont les délicieux kebab turcs qu’on peut déguster un peu partout dans la ville, à des prix défiants toute concurrence et qui sont, paraît-il, les meilleurs d’Europe ! Je n’ai pas pu m’empêcher de m’accorder une pause gourmande au Hard Rock Café berlinois, réservée quelques jours à l’avance…

Notez bien qu’à Berlin, les pourboires sont de rigueur, bien qu’ils soient exclus de la note. Comptez au minimum 10% de la note totale en pourboire.

J’étais très heureuse de découvrir la ville de Berlin, qui était magnifique, illuminée aux couleurs de l’hiver. Mais n’oubliez pas que plus qu’ailleurs, à Berlin, l’hiver est glaçant !

Anne-Sophie Ply

Deux semaines au Japon

Il était environ 7h quand nous sommes arrivés au pays du Soleil Levant. Et ce matin-là, il portait bien son nom. Les rayons du soleil éclairaient d’une beauté intrigante la baie de Tokyo et l’aéroport de Narita, où l’avion s’est posé.

À l’aéroport j’ai d’emblée été surprise de l’accueil, de la propreté, et du respect dont font part les Japonais. Et puis forcément, un élément a rendu mon séjour plus agréable.

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toilettes japonnaisesOui, ce bijou de technologie est implanté partout partout au Japon. Et je peux vous dire qu’en échappant à la catastrophe des toilettes chinoises, j’ai tout de suite trouvé dans les toilettes japonaises mon plus grand réconfort : siège chauffant, hygiénique, musique d’ambiance, jets d’eau.. un vrai jeu pour enfant.

Trêve de plaisanterie, je voulais vous parler de mon expérience au Japon, qui s’est déroulée en janvier 2018. J’y suis partie à la fin de mon semestre d’études à l’étranger, à Shanghaï. Les billets étant bien moins coûteux qu’au départ de la France (environ 200€ aller, puis retour vers Hong-Kong). Ce voyage s’est déroulé sur deux semaines et demi, organisées suivant la logique du Japan Rail Pass, qui permet, grâce à un forfait, de voyager entre les différentes villes en train et de prendre quelques lignes de métros à Tokyo ou à Kyoto. Et pas n’importe quels trains : les Shinkansen, voyageant à grande vitesse non bruyants et au top de la ponctualité. Même s’il peut paraître cher, ce pass est essentiel pour voyager au Japon, et est rentabilisé dès un aller-retour Tokyo/Kyoto. Donc ça vaut vraiment le coup ! Côté budget logement, le Japon est un pays assez onéreux, et pas si loin du coût de la vie parisienne. On peut néanmoins tomber sur de belles offres de logement lorsqu’on voyage en dehors des saisons très touristiques, et faire des économies sur la nourriture, en déjeunant dans les épiceries Konbini, par exemple (ce qui n’exclut pas de se régaler).

Voici le programme du voyage :

  • 4 jours à Tokyo : avec une excursion à Nikko
  • 5 jours à Kyoto : avec deux excursions à Osaka et Nara
  • 3 jours à Hiroshima : avec une excursion à Miyajima
  • Puis un dernier jour à Tokyo, le temps du voyage et de quelques dernières découvertes

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En tout, 14 jours et 7 villes parcourues ! Chacune était unique, avec ses lots de surprises. Le Japon est un pays culturellement très riche, où on peut découvrir une gastronomie atypique. Et les Japonais sont, malgré leur discrétion, très polis et agréables. En quelques mots et quelques images, voici lieux marquants de mon voyage (et il y en a eu beaucoup).

Tokyo, l’insaisissable

La capitale du Japon compte plus de 13 millions d’habitants, et forme l’aire urbaine la plus peuplée du monde. Elle reste une ville tout à fait agréable, respirable, peu polluée (par rapport à la Chine) où il fait bon se balader ! Il faut savoir que les transports sont néanmoins bondés aux grosses heures d’affluence, et il vaut mieux les éviter à ces moments là.

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Les quartiers de Tokyo sont tous plus agréables les uns que les autres. Ce qui est certain, c’est qu’ils ont tous leurs attributs qui font de leur découverte, des moments inoubliables. Par exemple, connaissiez-vous l’histoire émouvante d’Hachiko ? Chien célèbre au Japon pour avoir attendu son maître devant la gare de Shibuya, pendant 10 ans. Une statue a été érigée en son honneur !

 

Tokyo Sky Tree
Tokyo Skytree
Geisha, Tokyo
Geisha dans le quartier culturel de Ueno
Sega
Enseigne SEGA dans le quartier de Akihabara
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Vue sur le quartier de Ryogoku, avec la célèbre flamme d’or

Kyoto, la culturelle

Kyoto, c’est la ville de la paix, de la tranquillité, des palais et sanctuaires bouddhistes ! On peut y visiter la mystique forêt de bambous d’Arashiyama, très belle lorsque les rayons du soleil s’y infiltrent. Ou encore des sanctuaires reposants tels que le Tenjiu ji Temple, bâti en 1339, et reconstruit malgré plusieurs incendies. Il est historiquement le 1er jardin zen japonais.

On peut faire un peu de randonnée et accéder à Iwatayama, une forêt qui héberge les « Japanese Monkeys » ou « Snow Monkeys », une espèce de singe qui vit dans les zones froides, et qui a l’habitude de se prélasser auprès des sources d’eau chaude « onsen », pour se réchauffer. À l’approche du sommet, un peu comme dans Princesse Mononoké, on peut apercevoir les singes se balader de branches en branches. En tant qu’amoureuse des animaux, autant vous dire que c’était un super moment. Ils se nourrissent essentiellement d’araignées, et de petits serpents, mais se régalent également avec des cacahuètes données par les visiteurs. Mais ici, ce sont les humains qui sont en cages !

Monkey Park Iwatayama in Kyoto

Comment quitter Kyoto sans visiter le Pavillon d’or ? Bon, même s’il est très beau : on en a vite fait le tour !

temple d'or
Temple Kinkaku-ji

Osaka, la délicieuse !

Osaka est connue pour être LA capitale gastronomique du Japon. Ses ruelles ne manquent pas d’attractions touristiques pour promouvoir les spécialités japonaises : crabes géants en mouvement et autres fantaisies sont là pour vous régaler ! Bon, personnellement mon expérience « gastronomique » s’est conclue par une indigestion. Mais c’est vrai que c’était bon ! 

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Château d’Osaka

Le château d’Osaka, même s’il était très beau, n’est pas super intéressant ! En revanche, le musée d’Osaka est assez sympa à visiter ! Il a été le lieu de découvertes archéologiques lors des fouilles du palais de Nabila dans les années 50. Dans ce musée, on peut découvrir les traditions japonaises de l’Antiquité au Moyen-Âge (Époque d’Edo).

Nara, la religieuse

Cette ville m’a marqué pour la présence de ses cerfs shika en totale liberté, à la porte des temples et dans le grand parc de la ville. Ces petits gloutons n’hésitent pas à venir importuner les touristiques qui auraient en leur possession des « deer cookies ». Ce qui permet aussi aux visiteurs d’approcher ces messagers des Dieux (tels qu’ils sont considérés, à Nara). Les cerfs traversent les routes, se baladent à leur bonne volonté, et prennent possession des commerces (et c’est très drôle à voir) !

Mention spéciale au sanctuaire shinto Kasuga Taishai et son allée de lanternes de pierre, qui rendent la visite des cerfs mystique et enchantante. Personnellement, j’ai été très touchée par cette ville authentique, dont je suis tombée amoureuse !

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Sanctuaire shinto Kasuga-Taishai

Hiroshima, l’émouvante

Je vous dit tout sur mon article consacré à Hiroshima, la ville de la paix.

Miya-jima, la sacrée

Apothéose et coup de coeur ultime pour l’île de Miya-jima ! Si vous vous y rendez, ne manquez pas le sanctuaire d’Isukushima, et son grand Torii, au beau milieu de la mer.

Le grand temple ésotérique Daisho-in, et ses étonnantes statuettes, représentations de Buddha.

Vous pourrez là aussi tomber nez à nez avec des cerfs pendant votre visite.

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Cerf à Miya-jima

N’hésitez pas à déguster les gâteaux typiques en forme de feuilles d’érable : les Momiji Manju, un délice produit sur l’île ! Anecdote étonnante de cette journée à Miya-jima : l’île est jumelée avec le Mont-Saint Michel depuis 10 ans.

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Momiji Manju

Vous l’aurez compris, ces deux semaines au Japon étaient incroyables. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce pays. En tous cas moi j’y retournerai ! 😉

Anne-Sophie Ply

Chine, les dessous de la censure

Pour mon cours de Network Communication, un jour, j’ai voulu choisir de parler de la Chine vue à travers les médias Français. Je me suis documentée sur le sujet, et j’ai répertorié les articles parlant de la Chine en octobre 2017 : les médias français n’employaient pratiquement que des termes négatifs pour évoquer la Chine. Entre censure du président Xi Jinping, internet contrôlé, domination internationale, les médias français m’ont fait ressentir la crainte internationale de cette casi-dictature chinoise. Est alors apparue la peur de traiter ce sujet : et si mon professeur trouvait ce sujet déplacé ? Et s’il prenait mal les termes négatifs que je devrais alors traduire de la manière la plus objective possible ?

Vivre dans un pays censuré

Il est vrai qu’à l’approche du PCC (congré du parti communiste chinois), lors duquel le président Xi Jinping devait être réélu à sa suite, les réseaux sociaux étaient très contrôlés, censurés, et nous en avons ressenti jusqu’à des difficultés à connecter nos VPN, pourtant basés en France. Et oui, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux sont interdits en Chine : byebye Facebook, Twitter, Instagram, .. Whatsapp est lui-même devenu un objet de la censure en ce mois d’octobre 2017. Si les VPN ne posent pour l’instant pas de soucis particuliers aux ressortissants étrangers, sachez qu’ils sont causes au mieux d’un avertissement ou au pire de peines de prisons dans certaines régions de la Chine (comme dans le Xinjiang). Motif de la condamnation ? « Vouloir consulter ce qui existe en ligne en dehors de la Chine ».

Alors que les médias français parlent de « régression des droits de l’homme », « changer la Chine avant qu’elle nous change », « suprématie absolue » .. comment oser critiquer l’image d’un homme au pouvoir, Xi Jinping, dans un devoir pour un examen final ? Il faut dire que les chinois ont un esprit très étriqué concernant leur gouvernement : éduqués sous la « Mao-mania », un homme qu’ils adulent encore religieusement.

Oncle Xi n’y va, après tout, pas avec demi-mesure : ambitionnant de devenir le nouveau Mao Zedong (puissance 2), celui-ci oblige même les membres de son Parti à regarder un documentaire passant à la télévision publique nationale sur ses exploits, et les citoyens à bien se comporter moyennant leur note sociale. Souhaitant gagner en autorité, et allant même jusqu’à vouloir assurer sa suprématie mondiale, les faits affichés par les médias français sont vertigineux : 1,3 millions de fonctionnaire punis pour corruption ou encore bloggeurs condamnés et emprisonnés pour un message déplacé ayant fait plus de 5000 vues ou plus 500 retweets.

Le président n’a apparemment pas la volonté de censurer les médias, juste d’établir un « nouvel ordre mondial ». Listé 176esur 180 pays au classement de la liberté de la presse, la Chine a beau garantir la liberté de parole dans sa constitution, il faut garder en mémoire qu’un Prix Nobel de la Paix réclamant ces libertés et emprisonné en Chine, est mort en prison.

Dépasser nos a-priori

Si nous entendons parler de la Chine en occident, c’est malheureusement souvent d’un point de vue négatif. Ce pays éloigné nous effraie souvent de par son gigantisme et ses évolutions, mais n’oublions pas que malgré la barrière culturelle se trouve un pays prêt à relever tous les défis de demain, dont nous avons beaucoup à apprendre : avancées technologiques, moyens de communication, réseaux sociaux, tourisme…

Bien heureusement il est, malgré la censure permanente, assez facile de se connecter via un VPN sur Google ou encore nos réseaux sociaux favoris en Chine. D’ailleurs, les chinois eux-mêmes se créent des compte sur Instagram, et parfois Facebook. N’oublions pas l’usage de WeChat, le réseau social favori des chinois est possible pour communiquer à l’international. Application de messagerie instantanée, outil marketing pour de nombreuses marques.. il n’en est pas moins une extension de l’identité des chinois : allant jusqu’à servir de carte bleue au quotidien, ou de passeport parfois.

Anne-Sophie Ply

Hiroshima, la ville de la paix

6 août 1945

C’est à 600 mètres du sol que la bombe a explosé ce 6 août 1945, faisant 140 000 morts. En à peine quelques secondes, 76 000 buildings et 92% de la ville ont été détruits. Jusqu’à 3,5km de l’épicentre, la bombe de lumière s’est répandue et a fait disparaître les habitants dont il ne restait plus que des ombres, peintes sur les murs. La bombe a formé des cratères jusqu’à 27 km de distance. Les radiations ont fait effet immédiatement, causant leucémies, cancers, fièvres, diarrhées, et débouchant sur des complications, quelques années après.

Ces chiffres sont dramatiques, et le musée mémorial de la bombe A nous le rappelle. Il nous dresse aussi l’histoire de l’arme nucléaire, et nous raconte, impartialement, les événements qui ont conduit les USA à déployer cette arme destructrice au-dessus de la ville militaire d’Hirsohima. Un devoir de connaissance de l’histoire, et d’éducation, pour que jamais plus un tel événement ne se reproduise.

Watch stopped at 8:15
Hiroshima in Ruins

 

 

 

 

 

Dans les années suivant la guerre, la ville d’Hiroshima s’est engagée pour la réduction des armes nucléaires. Malgré cela, 456 tests nucléaires ont été menés entre 1949 et 1989.

Le dôme de Genbaku

Le dôme de Genbaku

Construit en 1915 par Jan Letzel, ce bâtiment était à la fois une préfecture commerciale et un centre d’exposition. Très proche de l’épicentre de la bombe A, ce dôme ayant subi l’explosion a la verticale est resté debout. Le dôme a été préservé jusqu’en 1667, et classé au « World Heritage » en 1996, comme monument de la paix. Aujourd’hui, c’est le plus impressionnant vestige de la ville.

« Nuclear weapons and humankind cannot coexist indefinitely.. »

Le monument des enfants
Monument commémoratif pour Hiroshima
Bell for piece

 » As a symbol of Hiroshima Aspiration: let all nuclear arms and wars be gone, and the nations live in true peace! May it ring to all corners of the earth to meet the ear of every man… »

Hiroshima, comme si de rien n’était

Aujourd’hui, pas moins d’un million d’habitants occupent cette ville rajeunie, où des buildings immenses sont dressés ! Malgré sa forte population, Hiroshima reste une ville à taille humaine, dans laquelle il est facile de se déplacer à pied.

le château d’Hiroshima

Le château historique d’Hiroshima bâti en 1589 par la famille Terumoto, a été en partie reconstruit après la guerre. Dans le musée du château on peut voir des restes de l’ancien château, des reconstitutions d’ornements expliquant l’histoire de la ville.

Anne-Sophie Ply

Voyager sans préjugés

Je suis partie au Japon comme on part faire ses courses : avec une liste de choses à voir, mais sans grande attente.

Il faut dire que la Chine, l’un des plus grands pays du monde, m’avait régalé pendant 5 bons mois… Et que l’exotisme du voyage faisait partie de mon quotidien. Et pourtant, une fois la douane franchie, je me suis prise l’une des plus belles claques de ma vie. Bienvenue au paradis, j’ai nommé : le JAPON !

Déjà Tokyo. Tokyo ? Si on m’avait dit un jour que j’irais à Tokyo… Alors ça, je ne m’y attendais pas. Et puis, des humains polis, beaux, éduqués, discrets, élégants (qui ne poussent pas dans le métro). Des toilettes chauffées. Une ville qui s’étend à perte de vue, mais qui semble s’arrêter au pied du Mont Fuji. Le Japon, ça m’a pris au trippes, si bien que je m’y suis sentie chez moi dès le premier jour. Le premier jour de deux supers semaines que j’ai pu vivre au rythme nippon. Un bonheur sans nom !

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J’ai mis quelques très longs mois (allez je l’avoue, presqu’un an) avant de publier ces quelques articles pré-écrit lors de mon voyage au Japon, qui s’est déroulé en janvier 2018. Mais pas un mois ne s’est écoulé sans que je ne pense à ce si doux voyage. J’espère que ces articles vous plairont, et qu’ils vont retranscriront la beauté et la paix de ce pays.

Anne-Sophie Ply